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Tome II. IIe. Partie.
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SEPTIESME LIEU

Au rayon,

De quelledistance.

Considéra-tions néces-saires en cemesnage.

aucun événement. Avec plus dadvance-ment, se plantent-ils au rayon ouvert,quautrement, mesme si le terroir estimportuné de pierres : auquel cas , leseul moyen de planter ces arbres , est enfaisant un petit fossé ou rayon dun piedet demi de large, et de deux de profond:et, sans rien roigner des plantats ? lesfourrer dedans , remplissant le rayon debonne terre, en laquelle les racines desplantats, sestendront dans peu de temps.Estant question de planter à la fiche enpiquant, faudra accommoder au trou leplantât, en lui roignant un peu de cequi entre dans terre , seulement duncosté , lui laissant lautre entier avec sonescorce, pour prendre racines. La ca-pacité du fonds ordonne de la distancerequise par-entre ces arbres aquatiques ,afin de la bailler plus petite tant plusfertile est la terre : pour plus de boisproduire, que lautre. Cest pourquoi,près à près , comme de quatre à six piedslun de lautre, pose-on ces arbres-ci, joi-gnant les rivières, en certains endroits , la terre nestant que graisse , portéepar les ravines, donne grande abondancede bois. Est de besoin aussi aviser com-ment lon a à disposer ces arbres , oupar lignes droictes ou curves, par dis-tances distinctes ou confuses , afin queselon les lieux lon aproprie les arbres ,avec utile mesnage. Si cest sur fossés etchaussées, cest sans dispute quil con-vient suivre lordonnance ja faicte. Enendroit non importuné des eaux , ce serapar alignemens et allées droictes, avecle plaisir des beaux pourmenoirs, les ar-bres par juste distribution du fonds, sac-croissans presques également par-en-semble , donnent nettement leur revenu.

Mais joignant les rivières , ne se fautamuser à ces choses , pour le danger deperdre et les despences du planter, etlespérance de lavenir, quand les rivièresen cholère treuvans le chemin droict dansles allées entre les rengs des arbres , yentrans, emportent à-vau-leau, les sau-saies et peupleraies 5 chose bien expéri-mentée chés moi. confusément serontmis les arbres, pour tant mieux résisteraux ragas et inondations , que moins deprise auront les eaux sur eux, ainsi unisensemble. Quaucun bestail ne se fourreparmi ces arbres, nouvellement plantés :tant pour le mal du brouter que du frot-ter, lun et lautre les faisant dessécherdès le commencement : plus certainementnéantmoins, cestui-ci, que cestui- 5 carle trop rude approche des bestes, surtout des grosses, esbranle tellement lesjeunes «arbres , que leurs racines senrompent.

Ne faire sur-saillir de terre ces arbres sera.

. * 1 /<*ur saillie

aquatiques, que six ou sept pieds, comme sur la terre.a esté dict, appartient proprement à ceuxde couppe ordinaire pour le chauffage etautres services. Car les destinés à hautefustaie pour bastimens, sont plantés avectoute leur longueur, sans leur roignerrien de la cime , dont ils sen montent àplaisir : pourveu aussi quen les tenantcurés le long du tronc , on laisse toutela substance dicelui à ce seul ject, sansespoir den tirer autre bois , que ce peusortant de tels esmundemens. En somme,du maniement de ces arbres-ci, dépendleur service. Si on en veut faire des ra-mées , comme taillis , lon les planteraespessement : et après, par la couppe,seront tenus bassement. Si des arbres deJ haute fustaie , lon les jUantera un peu

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