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SEPTIESME LIEU
Des fueiUesdes arbres.
vice , à mesure du besoin , séché et as-saisonné à propos. Sur toute vostre quan-tité de bois , choisirés le plus propre etduquel aurés affaire pour les cercles destonneaux à tenir le vin, pour le supportde vos vignes, treillages , et arbres, queferés serrer à couvert, pour estre em-ployé en saison.
Les fueilles de plusieurs arbres des fo-rests et taillis servent à la nourriture dubestail. Celles de l’orme, et du fresne,sont les meilleures pour les beufs etchèvres , leur en baillant en hyver ; nontant pour alongement de fourrage, quepour friandise de pasture : laquelle lebestail aime autant que l’avoine, dontle mesnager faict grand estât. Pour lesconserver n’est besoin de la cueillir,comme l’on faict celle des meuriers : ainsla laisser sur le bois mesme, qu’on couppedes arbres en jeunes jettons, lesmettanspar botteaux, lesquels séchés au soleil ouà l’ombre , sont portés reposer à couvert,jusques au besoin. Ce qui se treuve demenu en étestant les arbres , à l’effectsusdict, est mis en botteaux, n’en étes-tant aucun : pour ce mesnage, l’on choi-sira les nouvelles branches propres aufueillage, générallement sur tous lesarbres par-ci par-là, de chacun un peu,qu’on couppera rès du tronc, ainsi quemieux s’accordera , avec des bonnesserpes , comme si on eslaguoit des fruic-tiers , dont les arbres n’en seront nulle-ment incommodés. Le temps de faireprovision de fueille est à la fin d’Aoust,ou au commencement de Septembre , endécours de lune ; ce qui se pourra accor-der à la couppe de l’automne : car èsautres, n’y peut avoir lieu, estans lesarbres lors despouillés de fueille. Double
utilité tire-on de ce mesnage, car aprèsque ce bestail a mangé la fueille, le boisrestant est porté à la maison pour brus-ler, qui est autant de gaigné pour lechauffage ( 4 2 )-
Eschéant de faire vente de bois dechauffage aux marchands pour la fourni-ture des grosses villes , où ils le trans-portent par eau, ou par terre, selon lescommodités du charroi, ainsi qu’est del’usage de plusieurs bonnes maisons dece royaume, dont comme d’un liquiderevenu, se tire abondance de deniers;aviserés que la douceur de l’argent nevous déçoive, et l’importunité des mar-chands 11e vous face permettre coupperplus de bois, que de la portée de vos fo-rests : de peur qu’excédant, elles ne de-meurent désertes, ou par trop despouil-lées ; ains plustost, tumbant de l’autreextrémité, en vendre moins que trop :dont par ce moyen estant rière vous , vosforests se treuveront tous-jours bien rem-plies ; et vous restera ceste liberté, qued’en vendre quand il vous plaira. Aussiserés soigneux de ne souffrir aux coup-peurs de bois l’entrée de vos forests, qu’èstemps et poinct de lune remarqués : au-trement leur avarice vous seroit préjudi-ciable , quand pour gaigner temps , nevisans qu’à leur utilité , prendroient vosbois en mauvaise saison, dont la forestauroit à en souffrir. Avec pareille curio-sité pourveoirés à retirer les escorccs desjeunes chesnes et autres arbres, des-quelles aurés faict vente aux taneurs ettaincturiers : aussi de celles du liège etautres despouilles des forests, selon lacommodité des pays : à ce que ce mesnagesoit faict en saison, et avec l’art et laloyauté requises, pour la conservation
De la ventedes boit.
Artiile ni•cessaire pourla conserva •ti<m des bois.
Des eteor -ces , etc.