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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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des forests et taillis, à quoi devés viser,ayant esgard à lespérance de lavenir.Touchant La crainte doffencer les arbres aqua-I Z7, F a q t,'. tiques , en les taillant, procède de leurgrosse mouëlle, laquelle exposée à laerpar la trenclie , donne ès froidures , en-trée dedans larbre souventes-Iois à saruine. Mal qui nest tant à craindre èsbois des forests et taillis, pour leur ro-buste force ; dont moins retenu va-on enleur couppe, quen celle des aquatiques,comme a esté veu. Cest pourquoi évi-tant le péril de tout gaster , ne met-on lefer en ces arbres aquatiques, que, oudevant, ou après les froidures. Encores,pour la nécessité, la couppe de devantlhyver est inventée : car ayant besoin debois , à cause du prochain Iroid, sansavoir tant desgard aux arbres, quà lacommodité du chauffage , ne faict-on dif-ficulté den coupper lors une partie. Sanslaquelle considération , en autre tempsquà lissue de lhyver, ne penseroit-on àtailler aucun arbre aquatique, pour las-seurance de bien besongner : attenduque passées toutes difficultés , les arbresse revestent incontinent par la douceurde la prochaine primevère. Par tels ter-mes limités, est-on contraint de faire uneou deux foislannéeprovisiondebois aqua-tique , comme du blé, du vin, et autresdenrées , est nécessaire de sarrester,de peur que se voulans dispenser de taillerces arbres hors saison, cela ne les fist-l,% lauUi rir. Estant chose très-asseurée , que peuefestre coup- de saules se sauvent quon esbranche env *>enm, e . s ^ ye , ou ès grandes froidures (43). Lesplus robustes de ces arbres, seront choisispour estre couppés devant lhyver , afinde mieux résister aux injures prochaines,que les jeunes et minces. A quoi aidera

Commentobserver tes-tât de lalune.

ladvancer en telle action, cest à dire ,nattendre que le mauvais temps presse ,ains le prévenant, y mettre la main enla bonnasse des restes des jours de lau-tomne : par ce moyen la plaie séchée etendurcie devant larrivée des froidures ,en préservera les arbres. En quelle quesoit des deux saisons , convient observerle poinct de la lune , remarqué en lacouppe des arbres des forests et taillis,pour ne sy dispenser. Notoirement lavertu de la lune se manifeste ès saules $lesquels , plus longues et plus droictes,produisent leurs perches taillans les arbresen croissant, quen décours. Du crois-sant fera-on encores ce chois, que denprendre la meilleure partie , qui est lorsque la lune est en son premier quartier,en paroissant la juste moitié , droicte etnon cornue : ce qui peut estre durant troisjours, non guières davantage. Cela estantde lexpérience de plusieurs, que cesarbres rejectent selon lestât de la lune,plus abondamment et plus droictementen sa montée, quen sa descente, et enperfection de droicture, taillans les arbresau poinct susdict. La douceur des jours, Etemployer

* 1 . , les beaux

pour telle action , est aussi tres-remar- jours à cestequable, ne pouvans souffrir les arbres c ° upl ' r "aquatiques, destremaniés lors quil plut,ou neige tant soit peu , ou bien quand ilvente extraordinairement (44)*

Selon la portée du fonds, les arbresproduisent plus abondamment en un en-droit quen lautre. Si cest en fécondterroir, gras et plantureux , de trois entrois ans est le droict tailler de ces arbresaquatiques , ayant, dans ce temps- ,rejecté à suffisance, pour les redespouil-ler. En endroit moins valeureux, une oudeux années attendra - on davantage ,