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Tome II. IIe. Partie.
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SEPTIESME LIEU

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tière , rendue par lAssemblée nationale , lei 5 Septembre 1791 ; on soccupe beaucoup da-méliorations , et nous en avons grand besoin :létat actuel des choses , les progrès des connois-sances relatives à la physique et à la physiologievégétale , les nombreuses acquisitions que nousavons faites darbres exotiques, celles que nouspouvons faire encore , tout réclame un code fo-restier qui embrasse toutes les branches de cettegrande administration ; et sil atteint le but ,comme il y a lieu de lespérer , ce sera le seulouvrage dont on aura besoin pour létude decette partie. (H.)

CHAPITRE PREMIER.

(2) Voyez ce qui a été dit au sujet de ce canal,construit par Olivier de Serres , au Pradel,dans son Eloge, par notre collègue M. François(de Neufchdteau) , entête du tome I, pages livet lv. (H.)

( 3 ) Laqueduc que lon voit aujourdhui àArcueil , et dont les eaux arrivent à Paris , aété construit et achevé en 1624, par les ordresde la reine Marie de Médicis , sur les dessinsde Jacques de Brosse , son architecte. Il restenéanmoins encore à Arcueil quelques vestigesde lancien aqueduc dont parle Olivier de Serres ,construit par les Romains , et qui conduisoitleau aux thermes de Julien, dont une partiesubsiste encore à Paris . ( D. P.)

CHAPITRE II.

( 4 ) Les moyens que donne Olivier de Serres ,dans ce chapitre, pour pouvoir réunir des sourceséparses, en un même volume , afin de les faireservir ensuite à la décoration des édifices ou àlamélioration de lagriculture , sont simples, eténoncés avec la plus grande précision ; mais ilssont insuffisans pour enseigner la manière dé-lever les eaux , ou de les dériver de leur coursnaturel, pour les diriger à volonté sur un terreindéterminé, et les y employer le plus avantageu-sement possible. Cet admirable agronome na pas

sans doute osé entrer dans les immenses détailsque comporte ce travail, et qui constituent lascience de lhydraulique.

Il ne faut donc pas croire quaprès avoir lu lapartie du quatrième Lieu il sétend sur lespacages, les pâturages, et les herbages, et leseptième Lieu qui nous occupe , on aura uneconnoissance suffisante de tout ce quil faut sa-voir pour user des eaux avec tout lavantagequelles peuvent procurer en agriculture, lors-quelles sont dirigées et gouvernées convenable-ment. Cest seulement dans les ouvrages des sa-vans hydrauliciens , que lon apprendra tous lesdétails de cette science , et que lon pourra enfaire dheureuses applications, soit pour les be-soins du ménage , soit pour lamélioration desprairies naturelles ou artificielles, soit enfin pourlembellissement des jardins.

LItalie est pour nous le berceau de la sciencehydraulique, comme elle est celui de la renais-sance des lettres ; et, si lon en croit les tradi-tions italiennes , notre roi François I , y fit cons-truire , par ses troupes, des travaux hydrauliquesdune grande importance.

Ce pays fortuné possède un grand nombre defleuves , de rivières et de sources constammentalimentés par les glaces et les neiges éternellesqui couvrent les différentes Alpes qui le séparentdu reste de lEurope ; et ses cours deaux sontdautant plus abondans , que la température yest plus chaude. Aussi, lorsque, dans lété, nosrécoltes semblent fatiguées par la sécheresse ,lItalie présente la végétation la plus vigoureuse,parce quelle y est alors activée par une tempé-rature encore plus chaude, combinée avec la-bondance des eaux que la fonte des neiges luiprocure dans cette saison.

Mais si le chaud et lhumide unis ensemblesont le moteur le plus actif de la végétation ,lexcès de lun et de lautre de ces principes estgénéralement nuisible. Une humidité surabon-dante est sur-tout pernicieuse aux végétaux,parce quelle atténue linfluence de la chaleur,et quelle vicie lair environnant , lorsquaprèsdes débordemens , qui narrivent que pendantlété , les eaux restent en stagnation. AussilItalie sentit bientôt le besoin de se préserverdes funestes effets que la surabondance des eaux