DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE. 58p
produisent pendant cette saison sur ses récoltes,et principalement sur l’air que ses habitans res-piroient. Toutes les pensées de ses architectesse portèrent sur les moyens que l’art peut offrirj>our faire servir l’abondance des eaux à l’amé-lioration des terreins les plus arides, et pour ga-rantir la population de leur maligne influence.
Ainsi la science de l’hydraulique fut regardéeen Italie comme la partie la plus essentielle del’architecture : elle s’y perfectionna, édifia destravaux mémorables, et forma des hydraulicienscélèbres à qui la France doit l’idée des différenscanaux de navigation , qu’elle peut comparer,avec orgueil, auxmonumens les plus vantés desRomains.
C’est aussi dans les différens ouvrages ita-liens, intitulés : Raccolta d’auto ri che trattanodel moto dell’ aequo, imprimés à Turin , àFlorence , et à Bologne , que l’on trouve les élé-mens les plus complets et les détails les plusexacts sur toutes les parties de l’architecturehydraulique, appliquée à l’agriculture.
On peut étudier encore, avec beaucoup defruit, les uns ou les autres des ouvrages suivans :i°. L 'architecture hydraulique de Bélidor, etcelle de FFiebeking Krœncke ; 2°. l’ Hydro-statique et VHydraulique de Bossut ; 3 °. leTraité des rivières et des torrens, du père Frisi;4 °. Fabre et le Creulx, sur le même objet;5 °. les Mémoires de MM. Brémontier , Cou-lomb, Bossut, Rochon et autres , qui ont servià la discussion du projet de jonction des rivièresde la Vilaine , de la Mayenne , de la Rance etdu Couesnon; 6°. VHydraulique de Dubuat$7°. les Mémoires de MM. Mariette, Amon-tons, de Parcieux et Prony, insérés dans ceuxde l’Académie royale des Sciences et de l’Ins-titut national de France , ou publiés séparé-ment, sur le jaugeage , les eaux courantes, etc. ;8°. VHistoire du Canal du Midi , par le généralAndréossy, et celle publiée par les héritiers deRiquet; q°. les Mémoires de Cretté de Palluel,sur la culture et le dessèchement des prairiesmarécageusesi io°. enfin, le Mémoire sur ledessèchement des marais, par M. Chassiron,inséré dans les Mémoires de la Société d’Agri-culture du département de la Seine. (Z). P.)
CHAPITRE III.
( 5 ) On trouvera beaucoup de détails sur tout r«„’< 536 ,
. » \ i . i v tt colonne I,
ce qui précédé, ainsi que sur les chapitres 11 iisne l8et III du quatrième Lieu, et sur la matière dece chapitre, dans l’ouvrage intitulé : De l’eaurelativement à l’économie rustique, ou Traitéde l’Irrigation des Prés ; par M. Bertrand ;lyon , 1764) in-8°. : dans 1 ' Essai sur la culturedes prés, sur la manière de les arroser, etc.
Par M. l’abbé Peyla; Paris , an IX, in-8°. :dans le Traité général des prairies et de leursirrigations, par C. Dourches ; Paris , an XI,in-8°. ; avec les plans de diverses machines pourélever les eaux à peu de frais : et dans un autrequi vient de paroitre , sous le titre de Traitégénéral de l’Irrigation , avec figures, traduitde F anglais de W. Tatham. Paris , an XIII,in-8°. {H.)
(6) Les tuyaux de conduite en bois peuvent Page 541,être également entés l’un dans l’autre , et on en c u ° ie " 3B 'consolide la jonction avec une frète en fer. On
évite la perte d’eau qui pourroit avoir lieu parles joints , en les calfatant avec de la mousse etde la glaise. Ce moyen est aussi sûr que celuiqu’indique ici Olivier de Serres . ( D. P.)
(7) Par chante-pleure, Olivier de Serres dé- Page 547,
signe l’instrument en fer-blanc dont les ton- '
neiiers se servent pour transvaser le vin d’untonneau dans l’autre, sans troubler la liqueur.
Cet instrument n’a plus aujourd’hui la formeindiquée dans cet ouvrage , et il est actuelle-ment connu sous le nom de siphon ou de pompede soutirage. Le vide de l’instrument s’opère paraspiration, au moyen d’un petit tuyau verticalque l’on a adapté à sa partie supérieure. Ausurplus , l’explication que donne notre auteur,du mouvement de l’eau dans des tuyaux deconduite placés sur un terrein dont la pente estirrégulière, est parfaitement juste. (Z). P.)
On appelle aussi chante-pleure, dans plu-sieurs endroits , l’instrument de jardinage connusous le nom à’arrosoir. ( Ce. )