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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

en apoinct, d’autant qu’ils ont abondancede celui d’olive et de nois : au lieu qu’enFiance, ne se servent que d’buile de na-vète , pour le défaut de celui d’olive , etrarité de celui de nois. Ainsi des autresprovinces , comme de l’Auvergne , oùl'huile de nois est le plus en usage, cha-cun estimant à bon marché, ce que salerre lui rapporte , quoiqu’ailleurs soitchèrement vendu. Pour l’ordinaire lu-mière du grossier mesnage, le seul huileest employé : mais pour le restant de lamaison , et l’huile et les chandelles, dis-tinctement toutes-fois, selon les occurren-ces. N’estant que bien à propos, mesmcpour le service des plus honorables per-sonnes, d’employer en hyver ès veilléesdes longues nuicts, l’huile ès lumières ,accommodées en lampes, proprementlaides et nettement tenues : avec deschandelles aussi, faisans marcher ensem-ble , et si bien à propos, l’usage de cesdivers aliinens, que la bien-séance etl’espargne, y paraissent j dont serons ho-norablement et inesnaceablement servis

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Des lampes, en nostre maison. Est nécessaire que lamère-de-famille soit pourveue de bonneslampes , se choisissant ceste sorte demeuble , avec curiosité, sans y plaindrel’argent, pour éviter la perte de l’huile ,cjue causent tels utensiles mal qualifiés.De mesme, de limiter la despence deslumières , ainsi que la distribution desvivres, sans lequel ordre , elle se treuve-roit plus grande au bout de l’année, quede raison, par, inconsidérément les gensde service, user de l’huile et des chan-delles quand ils les ont à discrétion.c/iumîeiLs Bien-que durant toute l’année , l’onS’ face des bonnes chandelles de suif, siest-ce , que tous-jours meilleures sont

celles de l’automne, que des autres sai-sons : pour deux causes , dont la princi-pale est donnée aux graisses , qui lorssont en leur meilleur estât : et l’autre ,à la froideure de l’approche de l’hyver,favorisant le faire et le conserver deschandelles. La mère-de-famille employeraloi’s les graisses tirées des besles, quepour provision aura faict tuer et saler :toutes lesquelles rendent bon suif pourchandelles , hors - mis les pourceaux ,dont la graisse n’est propre à tel usage.C’est la chèvre par sur toute autre beste,qui fournit la meilleure graisse à fairechandelles, puis le beuf, la vache, et ensuite, les moutons et brebis, desquellesgraisses ou suifs , séparés ou meslingés ,comme s’accordera le mieux, la mère-de-famille fera faire des chandelles laprovision de sa maison pour toute l’an-née, qu’elle conservera en bonté, commeseramonstré. De celles du printemps nes’en mettra en peine , avenant qu’elle enface faire en telle saison ; ains les em-ployera toutes fresches, afin de ne lesabandonner à la merci des prochaineschaleurs. La mèche des chandelles seratoute de cotton , tant pour la beauté quepour l’espargne, estant de plus plaisantservice , pour la clairté de leur feu , et deplus longue durée, ainsi garnies, qu’avecdu filet de chanvre, ni de lin, quelquebien choisi qu’il soit. Mais s’il est casqu’elle y en vueille mesler, le pourrafaire , moyennant que les filets estans debonne et douce matière , soyent aussiblanchis à la lexive.

Quant à leur garde. Tous s’accordentque les chandelles doivent reposer en lieufiés et sec : les aucuns, que ce soit parmides cendres, ou des cieures de bois du

Et quelà cele meilleur.

Dequoi serala mèche deschandelles .

Leur garde.