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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D’AGRICULTURE.

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Les mesger avecla vire.

chesne, ou de sablon, oui du millet.Autres, sans aucune de telles matières ,dans des quaisses de bois (oiü plustost depierre creusée , comme celles à tenirhuile), bien arrangées, enttre deux lit-tées, y mettant un papier, ou bien sansaucun papier, n’y voulant ad-j ouster tellepetite curiosité. C’est chose bien expéri-mentée , que le tremper de:s chandellesdans l’eau fresche pour vi.ngt - quatreheures, les affermit ; dont ne sont par-après trop faciles à fondre, Lien qu’ellessoyent vieilles, gardées de long-temps.Duquel moyen, se servira mostre mesna-gère , accommodant quelques vazes deterre ou de bois, où elle tiendra ses chan-delles droictes dans l’eau , espargnant lamesche : ce que proprement s;e fera, avecdes petites verges passans dans les ines-ches, comme quand l’on faüct les chan-delles. De tels vazes elle eu retirera leschandelles à mesure de l’usa:ge, y en re-mettant et ressortant alternativement,selon le besoin (72).

Un- Avec plaisant et utile mesmage se fontdes chandelles meslingées, d e suif et decire , non confusément, ains par sépara-tions distinctes et apparentes. La mescheestant toute decolton, premièrement esttrempée dans la cire, d’iceLle y en fai-sant deux ou trois couches , après sontachevées avec du suif, leur donnant lagrosseur qu’on veut. La cire est la pre-mière attainte du feu comme joignante àla mesche, laquelle bruslant dans la cire,cela est plus lentement que dans le suif,pour le naturel de la matière, dont lesuif estant plus tard fondu , par consé-quent la chandelle en est de plus longuedurée , que si elle estoit toute de suif. Alaquelle commodité, s’a-joinct ccste-ici,

que la fumée de la chandelle esteinte,n’est aucunement importune, comme estbeaucoup celle du suif, parce qu’elle pro-cède de la cire , non du suif, qui n’estdu tout rien touché du feu, dont telleschandelles sont rendues propres au ser-vice de toute honorable compaignie.

Des chandelles toutes de cire, l’on faictaussi, mais non pour l'ordinaire de nostremesnager, bien-qu’il en recueille la ma-tière , et que sans desbourcer argent il enpeut faire faire sa provision 5 cela ap-partenant à princes et grands seigneurs.Tien se servira-il de chandelles de cire, àl’estude (estant homme de livres), à lasurvenue de ses amis , et aux banquets,ainsi usant sobrement des commoditésque Dieu lui donne. La mère-de-famillepourveoira à ces chandelles-ci, y em-ployant partie de la cire que ses abeilleslui fournissent, après en avoir retiré lesdeniers de la vente de l’autre. En fei’afaire de diverses couleurs distinctes, etd’entrc-meslécs en jaspe, comme de jaune,de blanche, de rouge, de verte: des bou-gies aussi pour ses usages ordinaires, dontelle tirera service agréable, avec espargne.

Touchant les meubles de la maison ,ce serait s’enfoncer en un abysme, quede les vouloir particulariser, le seul nom-mer l’un après l’autre, estant presquesimpossible , tant le nombre en est grand.Suffira de se pourveoir de ceux dont l’ona besoin : aussi de les conserver si bientous, qu’ils ne se desrobent ni esgarent :et en les manians comme il appartient,puissent durer longuement en service,sans se consumer inutilement. L’on nes’abandonnera à l’immodéré désir de semeubler magnifiquement (non plus qu’àl’extrémité de l’ordinaire bonne chère)

Chandelierde cire .

Dr diversescouleurs.

Bougies.

Meubles.