DU THEATRE D’AGRICULTURE.
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Régime,
mède à ce mal ; voire en sera deslivrépour jamais , celui qui s’accoustumerade mettre souvent dans ses narines, del’iiuile de la grande marjolaine. Aprèsl’application' des remèdes qu’on auravoulu choisir d’entre les sus - escrits , estnécessaire conforter la teste du patient,par l’usage d’un bonnet de tafetas à deuxdoubles, entre lesquels sera mis du cottonbien deslié, qu’on farcira de fleurs demarjolaine, de camomille , de rosmarin ,de rozes rouges : des poudres de canelle,de muscade, de girofle , de la graine deparadis, d’escorce de citron, de la grained’escarlate, le tout subtilement ageancé,afin de n’occuper beaucoup de place. Ets’il est question d’arrester les catarres,une coeffe ou bonnet pour cela sera com-posé de mil frit, des graines de mirte etde cyprès, avec de l’encens et vernis,cousues parmi du cotton, comme dessus.La douleur invétérée de teste et micranese guérit par le moyen d’un morceau dela première escorce d’un oignon, rostiesous les cendres , après trempée en huilesrozatet laurin, mis dedans l’aureille, ducosté où est la douleur de teste. Est aussinécessaire que le patient use de bon ré-gime , sans lequel presques tous remèdessont vains. De quelque mal de teste qu’ilsoit tourmenté, ne boira que bien peu devin , mangera peu de bonne viande, peunourrissante, ou seroit qu’il fust débile:auquel cas , usera de chair de jeunespoulets, potages de laictues , pourpier,ozeille, de laict d’amandes douces, avecorge niundé. Ne mangera aucune viandeventeuse, espicée, ni salée, ni aussi au-cun laict seul •, viande très-mauvaise à cemal, mesure aux fièvres, quelles qu’ellessoyent. Se deschargera de tout travail
d’esprit, ne lira ni escrira aucunement,ains, sans bruit, -prenant son mal enjratience , attendra tranquillement de labénédiction de Dieu , l’eflèct des remè-des dont il aura esté secouru.
Pour le mal des yeux, purger le cer-veau est travailler à la guérison de l’oeil,d’autant que la plus-part de ses maladiesinternes procèdent du cerveau distillantsur lui ses humeurs malingnes , ou lesmembres inférieurs en fournissent les cau-ses , dont la veue est diminuée , et l’œilencloulouri. Cela est de la charge du ju-dicieux médecin , discernant les humeursparticulières causons le mal de l’œil ,pour les évacuer par propres purgations,comme pillules, clystères, potions, et au-tres ordinaires. Et pour ce qui concernel’extérieur , sera salutaire tenir la testesèche et nette, la frottant tous les matinsen arrière, par ce moyen divertissant leshumeurs qui du cerveau tumbent sur lesyeux. Sert aussi beaucoup à la conserva- *4,tion de la veue , le tenir des pieds secs,moyennement chauds , nullement hu-mides : comme de mesme utilité est, lenon-dormir sur le jour, le non-enclinerpar trop la face en bas ; observationsnécessaires en cest endroit. La durtédu ventre est fort contraire à la veue ,pour laquelle cause , l’on procurera àle tenir lasclie. L’on évitera le vent, lefroid, le chaud , le serein , le soleil ,
J Mal de tyeux.
et autre grande clairté
le regard du
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feu aidant, le beaucoup lire et escrire,le pleurer , les trop veiller et dormir.Quant au manger et boire , ce sera debonnes viandes qu’on se nourrira , nonventeuses, salées , ni espicées; et peu devin , encores petit, non fumeux , et bientempéré avec de l’eau ; et après le past,