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HUICTIESME LIEU
fois qu’on boit chacun jour, que ce soitun plein verre d’eau fresclie , et conti-zs. n«u>yer. nucr jusques à guérison. L’oeil est net-toyé des festus et poussière entrés de-dans , et ce par le moyen de la grained’orvaile ou toute-bonne , qu’en Langue-doc l’on appelle herbe de nostre-dame,mise en l’oeil, dans lequel elle se pour-meine sans faire douleur , et en sort cou-verte de l’ordure qu’elle y treuve. Lemesme font des petits caillons deslicats etlisses, qu’on treuve à Seisscnage, près deGrenoble . Infinis autres remèdes y a-ilpour l’oeil, comme presques infinies ensont ses maladies, desquelles et de leurscauses, ensemble de l’excellence de l’oeil,voyés le docte livre de monsieur du Lau-re ns, médecin ordinaire du roi, pour yrecevoir délectable et profitable instruc-LtJtarer, tion (82). Le laver des yeux au matin,avec de l’eau fresclie , bien-que de l’usagede plusieurs, n’est approuvé d’aucuns ex-cellents médecins, à cause de la froideure,ennemie des yeux et du cerveau ; maisconseillent que ce soit avec du vin blanc,ou des eaux de fenouil et d’eufraize, dontla veue est confortée.
Mai j u ni,. Pour le mal du nés. Diverses sont aussi
les maladies dunes, internes et externes.Quant aux internes , tous-jours en faut-iloster la cause, et ce sera j>ar l’avis dudocte médecin : et contre les externes ,Puanteur. seront employés ces remècles-ci. La puan-teur du nés se guérit en le lavant avec ladécoction faicte en vin blanc , de gin-gembre , girofle, pouliot, calamus aro-matique, autant de l’un que de l’autre 3après mettant dans le nés , de la poudrede piretre. En tirant souvent par le nésdu vin , auquel une nois muscate auratrempé quatre heures : ou du seul vin ,
pourveu qu’il soit bon et exquis : ouoignant les narines, soir et matin, d’huilenardin, auquel auront cuit doux de gi-rofle , bois d’aloès , avec un peu de musc :ou de cesle composition , ou bien d’icelleen faire des tentes, et les mettre dans lenés, c’est assavoir: gingembre, rozessèches, bois d’aloès , deux onces de cha-cun 3 myrrhe , aspic , calamus aroma-tique , de chacun une drachme 3 mesler letout avec du bon vin, le réduire en paste,y ad-joustant six grains de musc , et enfaire des pilules de la grosseur d’un pois ,en destremper une dans huile de nard,quand l’on s’en voudra servir. Le nés ,
estant fermé par humeur empeschant larespiration, s’ouvrira par les sucs de beteet de marjolaine, incorporés en huile d’a-mandes amères, meslés ensemble et tiréspar le nés. Aussi par la seule fumée del’herbe de petum masle , dicte nicotiane,et tabac par les Espaignols, prise par labouche, avec un petit cornet à ce appro-prié , et la faisant sortir par le nés ( 83 ). *■„,-«Pour provoquer le requis esternuement,faut inspirer dans le nés, poudre de poi-vre , de piretre, de stafisagre, et de racined’iris de Florence : ou bien mesler cespoudres-ci avec quelque liqueur, dontl’on oindra les narines. L’importun et ArraterVn-nuisible esternuement se guérit, par legrater de la plante des pieds, et de lapaume des mains , par la friction desyeux et des aureilles, par la senteur dulis blanc, par baigner les mains dans l’eauchaude. Pour guérir les ulcères et gra- ma r «.tèles du nés , seront employés les jus dulierre et de la pomme de grenade aigre,meslés ensemble : aussi l’onguent faict
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avec ceruse, cendres de jarrus, et mielrozat. La pituite qui découle du nés, pituite.
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