DU THEATRE D’AGRICULTURE.
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qui les rendent chassieux , les en frottantsoir et matin. Ainsi on le prépare. Demieonce de tutliie sera réduicte en subtilepoudre, dans un mortier de métal, puisbroyée sur un marbre, avec de l’eau roze,à la manière des paintrcs, après séchéeau soleil, ce faict, sera rebroyée pour laseconde fois, avec nouvelle eau roze, ensuite séchée , cncores rebroyée et resé-chée , jusques à la huictiesme, ou neuf-viesme fois, à chacune y ad - joustanttous-jours de nouvelle eau roze, et ensomme , tant la rebroyant et reséchant,que la poudre soit impalpable , laquelleincorporée dans du beurre Irès, en es-gale poisanteur , s’en composera l’on-Auut. guent dont est question. Autre onguentsingulier pour la conservation des yeux,se compose de ces matières, ainsi : prenésdeux onces de graisse de pourceau bienrécente , faictes-la tremper dans l’eauroze l’espace de six heures , puis relavés-la par douze lois différentes, avec du vinblanc, du meilleur que pourrés trouver,par l’espace de cinq ou six heures , ad-joustés après à cesle graisse , de la tutliiebien préparée, et fort subtilement pulvé-risée , une once, de la pierre hématitesbien lavée, un scrupule , d’aloès bienlavé et pulvérisé, douze grains , de perlespulvérisées , trois grains ; incorpoiés letout ensemble avec un peu d’eau de fe-nouil , et en laides un onguent, duqueleu illettrés fort peu aux coings des yeux.
Cautères , Les extremes remèdes, pour divertir l’im-
Sétons } 1 il
portune humeur tumbant du cerveau surles yeux , sont les cautères et sétons, dontl’application appartient au chirurgien ,par l’avis du médecin : les moyens, les vé-Tidcatoira, sicatoires au col, sur le derrière, où l’ona accoustumé d’employer les sétons ; ou
bien derrière l’aureille. A cela sont pro-pres plusieurs matières, d’entre lesquellesl’on choisira l’apium rizus, à cause, quesans violence, cicatrise suffisamment. Lademie coque d’une nois sera remplie detelle herbe , l’ayant au préallablc Iroixéeentre les mains , après appliquée sur lederrière du col, avec une bande de toilepour l’y tenir fermement, tant que debesoin, dont la plaie entretenue à la ma-nière des fontanelles, avec des fueilles delierre ou autres , servira comme désire-rés : ou bien, l’on se servira de ce vésica-toire en emplastre mis au derrière du col,ou derrière l’aureille 5 faict avec du fort le-vain , de la fiente de pigeon, des mouschcscantharides, et de l’eau de vie ; le toutjiestn et incorporé ensemble. Pies te àguérir les douleurs des yeux venues decoup receu, et les rougeurs qui s’en en-suivent. Le jus de pommes pourries ins-tillé dans l’oeil, la pourriture delà pommeappliquée dessus avec un linge , le sangtiré de l’aisle d’un pigeon , ou d’une tour-terelle, y sont propres, employés sépa-rément. Aussi est la décoction du fenouil,de la camomille, et du mélilot, faicte eneau et vin blanc, appliquée avec un linge.Mais par sur tout autre remède, est degrande efficace , selon qu’il a esté aucto-risé par réitérées expériem es, la seuleherbe d’aigremoine , froixée entre lesmains , et mise sur l’oeil blessé, l’y fai-sant tenir avec une bande , dont en peude temps il est guéri, quoi que tout rougede sang pour la nicurtrisseure, mesmeestant la veue obfusquée , la faisant re-venir. A faute de l’herbe, en cest endroiten est utilement employée l’eau, qu’ondistillera en sa saison. Pour abbattre larougeur des yeux, faut que la première
Daulurdes yeux.
En o tter larougeur.