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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D’AGRICULTURE.

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que telles liqueurs soyent consommées dela phiole ostée de là , yces drogues - ci en

O

la moitié ; lorsseront mises dedans

pondre, assavoir: spica - nardi, colo-quinte , castoreum , mastic , de chacunune drachme et demie ; et après avoirbien bouché la phiole , la met très bouillirdans un petit chauderon, ou bassin long,plein d’eau (à la manière du bain-de-marie), par l’espace de trois heures, puissera exposée au soleil quelque peu detemps , pour faire esclaircir l’huile ; cefaict, l’huile sera passé à travers d’unlinge bien serré, et à icelui ad-joustésdix grains de musc ; finalement l’huilesera curieusement gardé dans une phiolebien estouppée, pour servir au besoin.

Mai d» Pour le mal de la bouche. Les ulcèresui!’Zf e ' en sont guéries, lavant la bouche avec ladécoction des herbes de piloselle , deconsoulde, et de verge-d’or : ou de ba-laustes, sumach, plantain, aigrcmoine,etrozes ; y ad-joustant un peu d’aluin surla fin : ou avec du vin, auquel aurontbouilli, anis et girofle : ou avec d’eau dis-tillée de scolopendre : ou avec eau detériaque distillée, avec pareille quantitéde vinaigre rozat, et eau de vie, dans le-quel aura esté dissout un peu de bol ar-mene : ou avec miel rozat, en frotter leslieux ulcérés , au palais, ou en la langue.La décoction de l’herbe d’élaline ou vel-vote, faicte en vin , gargarisée , dessècheles ulcères de la bouche, et lave les as-pretés et noircisseures de la langue, ve-nans de fièvre. Et pour singulier remède,est, de faire toucher l’ulcère d’une goutteArrester le d’huile de vitriol. La sur-abondante saliveest corrigée en usant de gargarismes as-tringens et dessechans, faicts avec décoc-tion en eau et vin, de rozes , balaustes,

trop de sa-live.

plantain, et aluni. Aussi y est bon man-ger du biscuit , viandes rosties , avecmoustarde : de mascher des cubebes ,gingembre , et boire de bon vin. Aucontraire, est provoquée et attirée la sa-live, lors qu’on ne peut cracher, avecraisins de Damas secs , avec des figuessèches, avec de la sauge : ou avec du mas-tic, tenant en la bouche l’une de tellesmatières, au matin estant à jeun. Pourla guérison de la puanteur d’haleine (dequelle cause qu’elle procède), est bon la-ver la bouche avec vinaigre squillitique :ou avec décoction faicte de fueilles demente, de mélisse, de lattei’on, de ra-cines de glayeul, de souchet, de grainesd’anis, de fenouil, et de paradis. Mas-cher entre les dents nois muscate, dubois d’aloès , d’iris de Florence , desdoux de girofle. Tenir en la bouche unepetite piliule, dont la composition esttelle : une once gomme tragacanth , deuxdrachmes sang - de - dragon , sont trem-pées dans l’eau roze l’espace de deuxjours , puis jetlées dans un mortier demarbre avec six drachmes de succre, troisde candie, cinq d’amidon, un scrupulede musc, le tout dissout en eau roze ,meslé ensemble et trituré avec un pillon ;après estant la composition séchée, seradivisée comme dessus. Pour faire sentirbon l’haleine, n’estant mauvaise au-pa-ravant, faudra laver la bouche au matinavec eau de canelle , et y en tenir quel-que peu de temps : ou d’impériale, oude tériacale ; et après mascher par fois,des racines d’impératoire , on d’iris deFlorence, ou d’angélique, ou du mastic.La mauvaise odeur provenante d’avoir

Faire

cracher.

Bonnehaleine,

Corrigerla mauvaise.

pourreaux , „,„ e

s’en va par le mascher des nois récentes, desauU ‘ etc -

mangé des aulx , oignons

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