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Tome II. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE. 697

seront corrigées prenant à jeun, dragéesfaictes d’anis, de fenouil, cumin et carvi :ou poudre desdictes matières avecsuccre.Aussi est bon prendre au matin, deuxheures avant manger, une lozenge d’é-lcctuaire d’aromatic rozat : ou de diani-suin : ou de diaciininon ; puis boire unecueillerée de bon vin. Sert beaucoup à cemal, de boire chacun matin, à jeun, deuxonces de bon vin, dans lequel aurontbouilli des graines de laurier, anis, carvi,autant de l’un que de l’autre : ou un peud’encens fin, et du galangal, avec duvin : ou de la poudre de cumin. Est fortsalutaire à l’estomach, l’onction faicteavec huiles nardin, de rue, d’aluine, etde laurier, et en suite, d’appliquer sur ice-lui, un sachet de camomille, rue, aluine,et marjolaine , pour le porter d’ordi-Ri s ime. naire. Le patient se gardera soigneuse-ment de manger aucunes herbes et fruictscruds ; ni des chastagnes, pois , fèves,naveaux, aulx , oignons , pourreaux 5 niautres viandes venteuses, m grossières,soyent chairs ou poissons : sera aussi sobreen son boire , avisé au vin, à ce qu’il n’enuse d’autre que de bien qualifié, et de nedormir sur le jour, s’il veut que les re-Sanglot. mèdes lui profitent. Pour guérir le san-glot ou hoquet, convient longuement te-nir son haleine , longuement dormir , sefaire esternuer , cracher, travailler, en-durer soif, jetter de l’eau froide contre levisage de celui qui en est travaillé , sansqu’il y pense 5 lui faire peur , l’inciter àtristesse : car par tels populaires moyens,la chaleur naturelle révoquée au dedans,est fortifiée. Tel hoquet jirocède aucunesfois de trop de replétion , dont s’ensuitimportun mouvement de la vertu expul-sive de l’estomach, le voulant descharserThéâtre d’Agriculture , Tome II.

de ce qui lui nuit. En ce cas, conviendras’abstenir de manger et boire, jusqu’à ceque la digestion soit faicte ; ou vomir,comme a esté dict. Après, oindre i’esto-macli d’huiles d’aneth, de mastic, d’ab-sinte ou de castor 5 et prendre devant lerepas, trois ou quatre heures, de hière-picre , en eau d’aluine. Mais venant lesanglot de débilité d’estomach, après lon-gue maladie , ou à cause de flux de sang,ou de flux de ventre , ou d’autre forteévacuation , pour le péril de la maladiesouvent mortelle, l’on nourrira soigneu-sement le malade , avec restaurans , cou-lis de chapon, orge mundé, oeufs frèsmolets, et autres deslicates viandes. L’onle fera bien reposer et dormir , et lui oin-dra-on l’estomacli avec huile d’amandesdouces. C’est du bénéfice dénaturé, quede descharger l’estomach par facilementvomir, avec peu de peine se vuidant l’im-portune replétion. Mais lors que la vertuexpulsive de l’estomach en veut faire vui-der la chose mauvaise contenue en ice-lui, se faict le mouvement violent, quitant travaille la personne , mesme cellequi a la poictrine petite et esti'oicte, lecol long et maigre, ou qui a la veue dé-bile. On facilitera le vomissement, fai-sant boire au malade syrop acéteux aveceau tiède, ou de l’eau tiède avec un peud’huile d’olive parmi, puis mettant lesdoigts dans la bouche jusques au gosier ;ou y fourrant une plume trempée enhuile. Au contraire , l’on arrestera levomissement excessif, qui vient de débi-lité d’estomach, causée de complexionchaude, donnant à boire syrops rozat, decoins, ou de métilles, avec eau bouillie,refroidie : ou avec eau de pourpier, pourrafiescliir et oster la soif qui coinmuné-

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Pour fairtivomir.

Arretterle vomirde cauiechaude.