Band 
Tome II. IIe. Partie.
Seite
699
JPEG-Download
 

DU THEATRE D’AGRICULTURE. 6 99

ATrtu-x du

diront ; après telles applications l’esto-mach sera oinct d’huiles d’aneth et de ca-momille. Aucuns, au lieu des esponges ,remplissent à demi une vessie de pour-ceau , de la décoction susdicte, et l'ap-pliquent chaude sur le lieu dolent, où elles’accommode, s’applatissant contre l’es-tomacli, parce qu’elle n’est du tout rem-plie ; l’on la rechange pour réchauffer ladécoction, à mesure du refroidissement.La douleur d’estomacli s’appaise par l’ap-plication d’une grande ventouse sur lenombril, y demeurant une bonne heure.Aussi par une mie de pain chaud sortantdu four, trempée dans huile de camo-mille, ou de celui d’aspic , après enve-loppée avec un linge , appliquée sur ladouleur. Et d’autant que la chaleur sou-lage beaucoup le tourmenté de mal d’es-toinacli, est nécessaire de tenir continuel-lement sur l’estomach, choses chaudesmaintenans longuement leur chaleur ,comme tuilles, ou quarreaux, trencheoirsde bois, eschauffés et enveloppés avec deslinges , à quoi est propre une escuelle debois pleine de cendres chaudes , arrou-sées de bon vin, et couvertes d’un linge.Donnés à boire au malade, une heure de-vant manger , un doigt de bon vin, danslequel aurés infondu deux drachmes dediacimini, ou de dianisi : ou bien deuxonces de malvoisie, avec l’un desdicts élec-tuaires.Une lozengedel’électuaire appelléaromatique gariofile, prinse tous les ma-tins , profite beaucoup à ce mal. Aussi deboire, deux heures devant manger, troisou quatre onces de la décoction de mente,avec anis, cumin, et fin encens : ou unbien peu de castor meslé avec bon vin.

Pour les maux du ventre. Les humeursqui nourrissent tous les membres du

, celle qui est claire etordinaire, le malade ayant

corps sont faictes du manger et du boire,qui sont digérés par la chaleur naturelledu foie , à l’aide de celle du cueur. Mais du foiaucunes fois , il est empesché de faire sonoffice, par trop de chaleur, avec beau-coup de douleur , qui lui avient quand lesang et l’humeur cholérique sur-abondent:ou par diminution de sa chaleur naturelle,quand le phlegme, qui est froid, domine.L’urine rouge, et le poulx haslif du pa-tient, dont la salive, la bouche, et la lan-gue, sont plus douces que de coustume,marquent la chaleur nuisible procéder desans. De cliolère

O

jaune outre

grand soif, sentant grande ardeur en soncorps, n’ayant aucun appétit. Et d’hu-meur phlegmatique , l’urine qui est blan-che et espesse, sans taincture, dont le ma-lade sentpoisanteur environ le foie, ayantla face , la bouche , et les lèvres, pasles.Voilà les maladies recogneues , en voiciles remèdes : la saignée faicte au brasdroict delà veine du foie, dicte baziiique,est fort propre à réprimer la chaleur ve-nant de sang : aussi de boire au matin àjeun, des eaux d’endivie, de pourpier,d’ozeille , de laictues, de houblon •, et demanger en potage desdictes herbes. Detenir le ventre lasche , par clystères, sup-positoires, ou autres moyens, mesmepar vivre réglé , usant de viandes de fa-cile digestion. La chair et le vin ne sont a-j*guières propres à ce mal, par quoi seroitbon de s’en abstenir, se nourrissant depurée de pois, delaict d’amandes douces,d’orge mundé, de pommes cuiltes, deprunes de Damas, beuvant de la ptisane ;ou voulant manger de la chair, elle serabouillie avec ozeille et pourpier : et beu-vant du vin, ce sera fort peu, de quel-T t t t 2

ventre.