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HUICTIESME LIEU
V
feutres, trempés en -vin, dans lequel l’onaura longuement bouilli, rue , camo-mille , marjolaine, anis et cumin ; ap-pliquant lafoinentation tant chaude qu’onpourra 5 et quatre lois le jour , sera bonde faire boire au malade, vin où soyentbouillies semences de rue , carvi, et cu-min, de chacun un doigt, dans un verre.L’eau distillée, ou la décoction de camo-mille , beue au matin, à jeun, est propreà la guérison de la colique venteuse :aussi la poudre d’un vieil gland , en vinblanc. Et de porter sur le mal, l’em-plastre ainsi faict : prenés deux poignéesde rue, séchés-les , et les réduisés enpoudre j demie once de myrrhe, et autantde cumin , pulvérisés 5 quatre moyeuxd’oeufs, avec miel ; faictes-en deux em-plastres, sur du cuir, ou du linge, dontl’un servira pour le jour, et l’auti’e pourDouleur de la nuict. La douleur de reins qui provientZphJ'ique de pierre, ou de gravelle , est appelléenéphrétique passion. Elle est semblableà la colique , en ce que le mal de cueur,le vomissement, la douleur et constipa-tion de ventre, et ventosités, conviennentà l’une et à l’autre maladie. Mais diffe-rente en ceci, que la colique commencede la partie basse du costé droict, allantjusques à la partie haute du costé gauchedu ventre , décimant plus devant quederrière 5 et la néphrétique, à l’oppo-site , commence du haut, descendant enbas , peu à peu, déclinant derrière. Ladouleur de ceste-ci, est plus forte devantmanger, qu’après ; et de ceste-là, aucontraire , plus après , que devant ; ave-nant presques tous-jours fort subitement :et celle de la néphrétique, communémentpetit-à-petit, précédée de douleur au dos,,avec difficulté d’uriner. Ceste différence
se recognoist encores entre ces deuxmaux , que la colique rend les urinestainctes et colorées; et la néphrétique,au commencement faict l’urine claire etblanche comme eau, puis s’espessit, lais-sant du sablon rouge au fous du vaze.Pour la guérison de ce mal-ci, convient Calcul
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user de choses apéritives, rompans le cal-cul , pour facilement uriner : mais pourun préallable , faut lascher le ventre ,baillant au malade une once de casse,une heure devant manger. Et si le ven-tre est constipé , l’on usera de ce clys-tère : prenés racines de guimauve, deuxonces ; herbe de mauves , guimauves ,violes, betes, fleurs de camomille, et mé-lilot, de chacune une poignée ; semenced’oignon , et d’anis, de chacune demieonce ; faictes décoction , de laquelle pren-drés demie livre, et y destrempés uneonce de casse , une once de gros succi’e ,deux onces d’huile violât, une once d’huilede lis , et en faictes clystère. En lieu du-quel pourrés bailler du laict de vache ,avec deux moyeux d’œufs , en clystère.
Est à noter, qu’en telle maladie l’on doitbailler grande quantité de clystères. Leclystère sera réitéré avenant que la dou-leur ne s’appaise ; et après l’opérationd’icelui, l’on plongera le malade jusquesau nombril, dans un demi bain auquelauront esté mouillées ces matièrcs-ci,enfermées dans un sac de toile claire,c’est assavoir : mauves
guimauves
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berles, betes , pariétaire , violiers deMars , semence de lin, fenugrec, et fleurde camomille, avecmélilot. Au sortir dubain le patient prendra deux cueilleréesde syrop de capilh-veneris , et de raifortssauvaiges , avec trois onces de la décoc-' tion de réglisse 5 et mettra sur la douleur,
cataplasme
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