Band 
Tome II. IIe. Partie.
Seite
703
JPEG-Download
 

DU THEATRE D’AGRICULTURE.

yo3

suite, avec onguent dict dialtliée , et parautres quatre ou cinq jours , porter unemplastre faict d’ammoniac dissout enConnue, vinaigre, estendu sur le cuir. La coliqueest maladie des boyaux, dont la douleurs’estend par tout le ventre, avec grandeviolence, et aspres passions, fort difficilesà supporter, pour desquelles deslivrerle patient, est nécessaire d’employerprompts remèdes. Premièrement , fautfaire boire au patient, demi verre d’eaude scabieuse, avec de la tériaque ; puislui donner un clystère molificatif, faict de

la décoction de mauves, violes , betesanis , fenugrec,

avec casse , miel, et

liuile d’olive ; après mettrés sur la partiedolente, entre deux linges, les herbes duclystère estans chaudes ou fricassées. Ap-pliquer sur le mal, la coeffe des boyauxd’un mouton freschement tué, y est sa-lutaire : aussi un sachet faict de mil, deson de froment, et sel, fricassés : unepleine escuelle de cendres chaudes, ar-rousées de bon vin rouge, l’escuelle cou-verte d’un linge pour retenir les cendres :une motte de terre et fange endurcie,de celle qui se faict j^ar le trepis des per-sonnes ès entrées des maisons, l’ayantau préallable chauffée ; desquelles ap-plications , seront employées celles quiviendront mieux à-propos. En outre, lemalade prendra avec vin blanc , de lapoudre faicte du cartilage de l’entre-deuxdes cerneaux des nois, gardée dès la finde l’esté : ou de celle des noiaux depcsche : ou des huiles de nois et de lin,meslés ou séparés : ou de l’eau de camo-mille : ou le moyeu d’un œuf fiés, avecde l’eau de vie} lequel œuf, estant cuitmolet entier, deschargé de la glaire, aprèsavoir ouvert la coque, icelle sera remplie

d’eau de vie } puis le tout chaudementavalé. Ne se voulant arrester la dou-leur, pour les susdicts remèdes, le demibain sera employé, qu’on composera dela décoction des herbes susnommées, yfaisant tremjier le malade jusques auxhanches } et au sortir d’icelui l’on luioindra le nombril avec onguent dict dial-thée et beurre frès. Tiendra le ventrelasche , par réitérés clystères , supposi-toires, ou autres moyens. Quand la co- maqutlique , ou iliaque passion , est causée de pa “' 0 "'ventosité, le mal est déambulatoire, nes’arrestant en un seul endroit, ains vaguepar le ventre, les boyaux menans bruit,avec torture , et grande douleur } lorsconviendra bailler au malade un clys-tère ainsi composé : prends mauves etbetes, de chacune une bonne poignée}marjolaine, rue, laurier , et camomille,de chacune une petite poignée} anis etcumin , de chacun une once} faictes endécoction, de laquelle prenés une cho-pine et y destrempés une once de casse,demie once de tériaque, et trois oncesdes huiles de rue, et de camomille, dontsoit faict clystère, puis baillé tiède, loinde la réfection. En lieu duquel clystère,l’on en peut bailler un autre faict d’unelivre d’huile de semence de lin, qui estchose très - singulière pour oster toutedouleur de ventre : ou bien, autre clys-tère faict de vin de malvoisie , et huile decamomille, ou de celui d’aneth : encoresautre, qui est fort salutaire, faict d’huilede nois et de bon vin, par esgale por-tion : ou du seul huile de nois. L’huile dechénevi, appaise la douleur de la coli-que venteuse, d’icelui oignant la partiedolente. Aussi est bon à ce mal de lefomenter avec des esponges , draps ou