Band 
Tome II. IIe. Partie.
Seite
708
JPEG-Download
 

708

HUICTIESME LIEU

s’y relève, ne l’est pas : l’estant, convienten venir aux remèdes par l’avis de l’ex-périmenté médecin , qui purgera son ma-lade, par jzurgations tendantes à pur-ger les eaux. A telle purgation est fortpropre la graine de liieble 5 l’on en pren-dra le poids d’une drachme pour uneper-sonne deslicate, ou d’une et demie, pourune robuste ; puis l’ayant mise en poudre,sera beue au matin avec deux doigts devin blanc, ou à son défaut, du clairet.L’herbe et la racine de l’hieble, mangéescuittes en potage , comme clious, sontbonnes aux hidropiques , attirons l’eaudu corps par le bas : leur décoction eneau , beue au matin, faict le mesme :celles de sureau, et de cabaret, le jus dela racine de glaieul, beu en vin blancaussi. L’anis broyé, prins en vin blanc ,oste l’altération aux hidropiques : et lessoulage merveilleusement , le fréquentusage de la conserve d’aluine, faicte avecdeux fois autant de succre. Cataplasmeavec fien chaud de vache , appliqué surles lieux humides et enflés , y profitebeaucoup : et autant ou plus qu’autresremèdes, le bon et convenable régime ,par le moyen duquel, et la bénédictionde Dieu , le malade ne viendra à l’extré-Régime. mité de l’hidropisie. Ce sera en le nour-rissant de viandes dessécheantes, dujzainsec, et biscuit ; de chairs fort rosties.Le malade s’abstiendra de tous potageset fruicts ; 11e boira que le moins qu’ilpourra , jamais hors heure ; veillerabeaucoup j ne dormira après le repas surle jour 5 ne s’abandonnera au repos ;cheminera beaucoup ; se lèvera de bonmatin, mesme l’esté, pour se pourmeneren la frescheur de la matinée : tels exer-cices lui estans fort salutaires. Pour en-

fleure et douleur de ventre, autre quedes susdictes maladies , ceste-ci venantde diverses causes , les remèdes suivansseront employés. Le malade boira du-rant neuf matins , trois cueillerées cha-cun , de la décoction de mente, d’absinte,de bon robin, une poignée de chacun,faicte en eau, dans un pot vitré, et gardéedans une phiole : ou de celles d’absinte,de camomille, racines, herbe, et fleursde moustarde sauvaige ; desquelles décoc-tions , ou d’aucunes d’icelles, le maladese servira selon qu’il lui plaira : commeaussi de celles d’aneth , et d’asperges,faictes en vin. La racine de géranium ,autrement dicte, esguille de berger, miseen poudre, beue le poids d’une drachme,avec du vin blanc, deux fois le jour,matin et soir, est bonne à ce mal. Etceste fomentation guérit l’enfleure et lestrenchées du ventre: faictes bouillir en-semble en vin blanc et eau, par esgaleportion , fenouil, aclie, espargoutte,une bonne heure ; et après que de leurdécoction aurés escliaudé la partie do-lente, y appliquercs dessus les herbescuittes , toutes chaudes, les en retirantrefroidies, pour les y remettre estansrescliauffées. Touchant les hémorroïdes,elles sont internes ou externes. Celles-ci,sont ou sourdes non Huantes, ou ouverteset coulantes. Les internes et sourdes,sont les moins supportables, pour leursestranges douleurs. Les coulantes , nontant fascheuses , plus faciles à endurer,mesme à raison de ce qu’elles sont utilesen quelque chose, préservans la personnemélancholique de plusieurs maladies ,quand elles fluent naturellement et régle-ment. Mais lors que le flux se des-or-donne, le bien s’en convertit en mal.

Enjleurede ventre.

Hémorroïdes.