Band 
Tome II. IIe. Partie.
Seite
709
JPEG-Download
 

DU THEATRE D’AGRICULTURE.

Internes.

Contre les hémorroïdes internes et sour-des , l’on appliquera cataplasme faict delierre terrestre, bouillie en vin blanc, aprèsen avoir receu la vapeur par la chaire per-sée. Le perfum laict de razure d’ivoirey est fort bon , appaisant la douleur dumal : celui procédant de la vapeur de ladécoction d’une teste de veau, bouilliejusques à la séparation des ossements, etd’icelle décoction se bassinant le fonde-ment. L’oignon pillé avec beurre frès, s’enfrottant le fondement, appaise la douleurdes hémorroïdes : la petite esclaire aussi:le mesme faict le cataplasme de mie depain blanc, trempée dans laict de vache, yad-joustant deux jaunes d’oeuf, un peude safffan, et de l’onguent populéum.Pour les faire tirer , est bon instiller jusde jarrum , autrement, pied de veau,meslé avec huile : y appliquer des pour-reaux cuits en huile : un emplastre faictde figues de Marseille , avec de l’aloès cico-trin enpoudre, ou de populéum : linimentfaict de beurre frès, huile de semence delin, huile rozat lavé en eau de violier, etun peu de cire. Mais par sus tout autreremède, profite aux hémorroïdes, soyent-elles internes ou externes , cataplasmefaict de bouillon-blanc, en latin dict, ver-basewn, et de trifolium hcrmorroïdale,ces herbes pillées ensemble, y meslant dubeurre frès. Et avenant que tels moyensne profitent, pour la durté des hémor-roïdes ne voulans fluer, conviendra lesramollir dans un demi bain composéd’herbes et autres matières à ce propres,par l’avis du médecin j lequel aussi or-donnera de l’application des sang-sues etdu perser des hémorroïdes j tels remèdesesclieans à ce que le chirurgien n’y mettela main que bien à propos. Fluans par

7°9

trop, pour en arrester le sang coulant Externesdes-ordonnément, seront employées en et coulan “ s 'fomentation, les fleurs de bouillon-blanc,ou la fueille de lxannebane, avec moyeuxd’oeufs : ou cataplasme faict avec blancd’œuf, et bol armene : ou avec razure deplomb , ou papier bruslé , ou coquesd’ouistres, réduictes en subtile poudre,incorporée en beurre frès. Arrestera aussile flux excessif des hémorroïdes , unedrachme de corail rouge , la prenant parla bouche, avec un peu d’eau de plan-tain , ou autant d’escume de fer, beueen vin rouge. La décoction d’arreste-beuf faicte en vin et eau, y sert beau-coup : et très-efïicacieusement, la poudred’un petit oiseau ayant longue queue ,suivant le bord des jietites rivières , ap-pellé en latin, mergus , et en Langue-doc , engane-pastré , beue en vin rouge.

La poudre se faict en desséchant l’oiseauaprès l’avoir bien plumé et esventré, dansun pot neuf de terre vitrée, et le pot misau four , pour y demeurer autant qu’unefournée de pain , d’où sorti, et l’oiseautiré du pot, sera pulvérisé. Le mesmefaict la poudre de crapaut, appliquée àl’estomach, dans un sachet. Pour remettre Boyau avalé,le boyau avalé, mal très-douloureux, ettrès-importun, appellé , la hargne , lemoyen est, de se perfumer le bas, estantassis sur une chaire persée , à la fuméede mastic, de térébentine, et de noiauxde mirabolans : ou de semence et fleurde bouillon-blanc, et fleurs de camo-mille, avec mastic. Sera faicte décoctionde deux poignées d’escorce de grenade,une poignée de rozes rouges , autant desommités de ronces , deux poignées defueilles d’olivier sauvaige, avec un peud’alum ; d’icelle décoction bien chaude,

i