DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
civète , des rozes , de la marjolaine , dutliim, de la lavande, et autres précieusessenteurs. Préveoyant tels fasclieux acci-dents, la leinme s’accoustumera à boireune lois la sepmaine, au soir allant au lict,trois cueillerées de vin blanc, dans lequelaura bouilli un couple d’heures, de la ra-cheuu de c inc de coulevrée. Par contraires remèdessera pourveu à la cliente de la matrice, lacontraignant de remonter en son lieu ,par senteurs , bonnes et mauvaises , lesemployant convenablement. C’est assa-voir, aunes, les odeurs précieuses, et aubas , les puantes : car, par les raisonsdictes, la matrice tendra , où celles-làl’attirent; et se reculera, d’où celles-ci lachassent. De mesme lera-on touchantles ligatures , car pour faire prendre lamontée à la matrice, le lier des bras y esttrès-requis ; mais lier serré, estroict, etdouloureux, comme dessus; et de frotterles bras, tendant en haut. Des ventousesseront appliquées sous les mammelles :et des cataplasmes sur le ventre, faictsavec des aulx pilés en peu d’eau : ou desorties récentes broyées : ou de guimauvescuiltes avec graisse de caille et huile d’o-live. Aussi servent à remettre la matriceen son lieu , cendres de la coquille d’oeuf,de laquelle un poussin est sorti, broyéeset meslées avec poix, appliquées sur leventre. Le vomir de mesme , est requisen cest endroit, dont la violence attire lamatrice en liant, pour laquelle cause, l’onprovoquera la patiente à vomir ; aprèslequel l’on lui donnera à boire , poudrede corne de cerf, ou fueilles sèches delaurier, avec vin vermeil, gros et aspre.Or par ce que de la matrice procèdentplusieurs et diverses maladies, voire levulgaire pense n’y avoir partie du corpsThédti'e ci’Agriculture , Tome II.
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qu’elle n’afflige estant desbaucliée, etqu’à toutes les maladies des femmes , lamatrice se mesle ; plusieurs et diversremèdes sont nécessaires à guérir telsmaux , ce que dépendant du docte méde-cin , ce sera lui qui en ordonnera , selonles circonstances des complcxions, desmaladies , et des temps ; et en suite ,des moyens de changer la stérilité desfemmes en fécondité , pour la conser-vation du genre humain, sous la béné-diction de Dieu . Et d’autant que la pluscommune cause de la stérilité des femmesprocède de froideure , ce sera là où vise-ront les remèdes suivants : laissant aussila recerche des autres causes de stérilité,et des hommes et des femmes ( qui sonten grand nombre ) , au docte médecin ,pour ordonner, et des remèdes, et desrégimes du vivre, et des exercices né-cessaires à la guérison de tels maux.Après que la femme aura esté universel-lement purgée, se fera fomenter et per-fumer avec la décoction de rubie majeur,armoise, savine, et absinte , en partieesgale; colocinte, une drachme; le toutbouilli ensemble en eau, jusques à laconsomption de la tierce partie , en icelleayant dissout un peu de myrrhe. Le joursuivant, prendra deux drachmes de cestélectuaire : ayez une once de trifère-grande , nois muscade, en poudre, del’électuaire aromatic rozat, de chacunune drachme, et du succre à suffisance.Geste poudre est ici fort propre : prenéstesticules de verrat , ou pourceau nonchastré, desséchés-les à l’ombre, et les ré-i duisés en poudre ; razure d’ivoire, grainede seseli, matrice de lièvre, et presured’icelui, de chacun demie once; pulvé-risés tout cela, et le meslés ensemble.
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Contre lattèrilité.