HUICTIESME LIEU
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Que la femme , quatre jours après estrebienjrurgée de ses purgations naturelles,use soir et matin de reste poudre, avecbouillon de pois ciclies ou vin blanc ; etcraignant le vomissement , ad - joustés-y telle quantité de réglisse ou de succre ,que rendiés douce la jroudre. Laquelleayant employée , usés en suite de ce re-mède : prenés ambre jaune, slorax ca-laminte, de chacun une once ; myrrhe,mastic , encens, doux de girofle, boisd’aloès, canelle fine , nois muscade, etnois de cyprès, de chacun demie once;pulvérisés ensemble, et meslés avec oxi-mel diurétique et eau roze; divisés cestepaste en quatre parties ; de la première,faictes-en comme une pomme de senteur 5de la seconde , des piliules , pour enprendre trois chacun matin ; de la tierce,formés-en un suppositoire. La premièreservira en pessaire, après avoir frotté lelieu, avec huile nardin, ou de baume.La quatriesme sera dissoute en eau bienchaude , pour en envoyer la vajreurjusques dans la matrice , p>ar un enton-noir. La femme prendra, soir et matin ,avec bon vin, une tablette composée dejroudî'es d’armoise, de la racine de his-torié , et nois muscade , incorporés en-semble avec succre dissout en eau demélisse. Se servira aussi avec efficace dubain préparé de la décoction de violiers,mauves, guimauves, rozes , pariétaire,mentaste, fueilles de genèvre , laurier,murte , pouliot , camomille , savine,herbe-à-chat, pimpernelle, mente, mar-jolaine, basilic,rosmarin, mille-pertuis,valériane, et autres herbes odoriférantes,toutes enfermées dans des sachets. A l’en-trée et à l’issue du bain, prendra unetablette de diamargariton, beuvant après
un peu de bon vin. Au sortir du bain ,entrera dans le lict pour s’y reposer etsuer. Ce bruvage-ci, est de tant grandevertu , qu’il faict concevoir toute femme,encores qu’elle soit grasse, cholérique,et de long temps stérile : prenés germesde coulevrée , fleurs de mélilot, fueillesd’armoise, pimpernelle, chamedris, cha-mepithis , scolopendre, mille - fueille,chèvrc-fueille , violiers, orpin , savine,aigremoine, toutes vertes, de chacunune poignée ; cent grains de poivre, de-mie once de cumin ; doux de girofle,canelle fine, spique , galande, nois mus-cade , gingembre , angélique, de chacundeux drachmes; pistés toutes ces choses,et les faictes tremper en fort bon vinblanc, l’espace de deux jours; au troi-siesme, cuisés-les jusques à la consomp-tion de la tierce partie du vin, puis coulésle vin, jettant les herbes au loin ; meslés-y autant de bon miel despumé qu’il serarequis pour en faire syrop , duquel lafemme prendra une cueillcrée, soir etmatin, avec autant de vin destrempé eneau de mélisse.
La femme ayant conceu , sera soi- Régime.gneuse de la conservation de sonfruict,en se nourrissant de bonnes viandes , segardant de froid, dormant, veillant, ets’exerçant modérément, s’abstenant decholère, et de toute autre violente pas-sion d’esjrrit, prévénant par tel bon ré-gime, sans artifice, les difficultés de l’en-fantement. A quoi seront ad-joustés cespetits moyens pour rendre la chose plusfacile : la femme se préparera des poudres jw»o«jet des tablettes cordiaux, pour en user de rue enceinte tfois à autre, selon sa disposition, deuxheures devant le past, mesme à l’aja-proche de l’enfantement : aussi à mesme