DU THEATRE D’AGRICULTURE.
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Quotidienne, sition de la saison. La fièvre quotidiennesera combattue par boire tous les jours,devant l’accès , des jus de betoine et deplantain , meslés ensemble : ou de la dé-coction (deux ou trois doigts dans unverre chacun matin ) faicte avec des poisciclies , escorce moyenne de sureau ,fueilles de betoine , de scolopendre, desracines d’ache, de persil, de raves, etd’asperges : ou d’autre décoction dequinte-fueille , dont l’herbe , bouillie etchaude, sera appliquée en cataplasmeTierce, sur les poignets du fébiicitant. Pour latierce, A quelque chose mal-heur estbon. Ce proverbe se treuve vérifié en lafièvre tiei'ce, de laquelle les trois et quatrepremiers accès sont salutaires, servansau printemps, à repurger le corps deshumeurs superflues; pour laquelle cause,aucuns se procurent ceste sorte de fièvreen telle saison , la tenans pour médecinepurgative ; mais passés les quatre ou cinqpremiers accès, elle est préjudiciable , ettous-jours en l’automne, très-dangereuse,pourlacrainted’estre convertie en quarte,par les prochaines froideures. L’on feraperdre la fièvre tierce par ces remèdes :prenés de l’escorce d’un jeune noier, decelle qui joinct au bois, et après l’avoirescachée au mortier, trempés-la dans duvin blanc, l’espace de huict ou dix heures ;puis coulerés ce vin à travers d’un lingeblanc, et en donnerés au fébricitant, àboire un plein verre de moyenne conte-nue , lors que l’accès le saisira. Ce bru-vage le fera vomir , et par ce moyen ex-pulser et vuider en hors , la malice de lafièvre ; mais c’est avec violence , pourlaquelle cause, n’est-il donné qu’à per-sonnes robustes. De mesme, malaxeréset tremperés dans vin blanc , des racinesThéâtre dlAgriculture , Tome II.
de plantain, et de parelle ; et du vin ensera baillé au fébricitant , pendant sonaccès. Les jus de plantain, de pourpier,de pimperaelle, de grenade , beus sépa-rément, sont bons contre ceste fièvre.Aussi y est bon, de frotter les temples etle front du malade, peu devant l’accès,avec Uniment composé de vers de terre ,cuits avec graisse d’oye : de mettre auxpoignets, temples, et plantes des pieds,de l’onguent populéum , une once , avecdeux drachmes , toile d’araignes, meslésensemble : ou cataplasme faict d’ortiegriesche, de rue, et de sauge, une poi-gnée de chacune ; autant de suie de che-minée , avec sel ; le tout pillé et incor-poré avec vinaigre. Ainsi qu’ès précé-dentes fièvres, en ceste - ci le malades’abstiendra de vin ; ou s’il ne s’en peutpasser, ce sera fort peu qu’on lui en don-nera à boire, en grande abondance d’eaucuitte. Et pour toutes fièvres , indiffé-ramment, est nécessaire tenir le ventrelasclie du patient. Touchant la fièvre Quartequarte, elle est plus longue que dange-reuse , avenant peu souvent, que le ma-lade meure de telle maladie. Plusieursremèdes sont employés à sa guérison,mais peu rencontrent. Ceux-ci se treuventasseurés par les réitérées expériences,c’est assavoir : la graine de hieble , lepoids d’une drachme pour gens deslicats,et d’une et demie pour robustes ; pourenfants, demie drachme suffit. La grainesera mise en poudre subtile , puis trem-pée durant une heure, en deux doigts debon vin blanc , ou à son défaut, de clai-ret, et ainsi la donnerés à boire au fé-bricitant lors que l’accès le saisira. Autre :une nois muscade sera desséchée sur lapaesle chaude, puis mise en poudre , de
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