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HUICTIESME LIEU
laquelle sera donné au fébricitant tousles jours au matin, bien-qu’il ne soit jourd’accès, demie drachme avecduvin blanc.Autre : faire cataplasme le long de l’es-pine du dos avec de la tériaque : ou frot-ter le dos despuis la nucque du col jusquesaux lèsses, avec de l’eau de vie , sur lepoinct que l’accès vient ; et continuer lefrotter tant longuement que le maladele pourra souffrir. Autre : appliquer sousla plante des pieds, des pigeons fendusdu long du ventre, tous vifs et ouverts,et là attachés. Au contraire des autresfièvres, ceste-ci est froide, pour laquellejugbne. cause, le fébricitant de la quarte, boiradu vin avec peu ou poinct d’eau, afin del’eschauffer; et pour la mesme cause,prendra tous les matins un oeul ffès, cuitmollet, avec cinq ou six grains de poivre.En toute fièvre terminée, ceci est à ob-server , que de se garder de manger lejour que l’accès doit venir, et jusques àce qu’il soit passé ; voire le précédentjour manger fort sobrement, afin que lafièvre treuvant le corps vuide , par fautede nourriture, n’y face plus de séjour.
Peste. Entre toutes les maladies par lesquellesDieu chastie les péchés des hommes , lapeste est la plus redoutable, pour la vio-lence de son venirn, tuant en peu detemps ceux qu’il attrape, et ce avec tantde contagion , que les médecins mes-ures n’approchent des pestiférés qu’avecgrand danger de leur vie ; dont avient,les remèdes estre employés rarement,ou rien du tout ; et à tel défaut, plusieurspersonnes périr en cest abysme : carmoyennant prompt secours , et la béné-diction de Dieu , la plusparten rescliappe.Or, si ès communes maladies il est re-quis à chacun recercher les moyens de
s’en deslivrer, encores plus, en temps depeste , se doit-on estudier à ne tumberen si dangereux mal ; ou y estant, d’ensortir. Telle solicitude appartient à toutessortes de personnes, pour la communeaffection que chacun a de conserver savie j mais spéciallement ce sont les habi-tans des champs , qui ont plus d’occasionde s’instruire sur ceste matière , à causeque leur solitude les prive des gens desecours , dont les villes sont pourveues.
Deux choses a-on premièrement à faireen tel temps calamiteux, c’est assavoir,à se préserver de mal, et à le curer, es-tant venu. Le plus asseuré moyen de se Premia
, i . . 1 • remède.
préserver de peste, est, de ne communi-quer aucunement avec les pestiférés, ainshabiter en lieu sain, d’aer plus froid etsec, que chaud et humide ; et se souve-nant du commandement de nos ancestres,cité , longé, tardé, deslogera tost deson lieu infect, pour se retirer loing, enun lieu salutaire, duquel il ne se hasterade retourner , ains attendra le dangerestre passé chés soi. Tout pays ne sontindifféramment de mesme sujects à lapeste, ains plus ou moins, les uns queles autres. Aux méridionaux , la peste <ws w*est plus violente, qu’aux septentrionaux.
Des corps il en est ainsi : car les personnesjeunes prennent plustost la peste, que r es,e -les vieilles : les sanguines , que les cho-lères : les cholères , que les phlegma-tiques: et celles-ci, quelesmélancholiques.
Qu’on ne s’arreste pourtant sur telles dis-tinctions, ains que chacun, en quel lieuqu’il habite, quelle aage et quelle com-plexion qu’il aye, pense à éviter tels pé-rils avec autant d’affection que Dieu luien donne de moyen, implorant sa misé-ricorde en si grandes calamités. L’habita-