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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D’AGRICULTURE. 787

cataplasme fai et de clious rouges, en ayantau préallable lavé l’apostume avec la dé-coction des clious. Le seul luule de lis faictmeurir l’apostume. La farine d’orge ,cuitte en eau miellée, faict le mesme. Lesatyrium, en catajdasme, les fueilles d’or-vale sauvaige, trempées en vinaigre, etapplicpiées avec miel , résolvent l’apos-T'uruncJa . tume. Geste espèce d’apostume appellée,furuncle, ou clou, sera suppurée et amol-lie par les moyens suivans : prenés farinede Ifoment, graisse de pourceau, miel,et un jaune d’œuf j meslés et eschaufïésle tout, puis l’appliqués sur le mal. Au-trement : farines de fèves , levain , figuesgrasses , laict de femme, meslé ensembleun peu escliaufïé , sera employé. Autre-ment : l’herbe de plantain , pillée avechuile de lis, appliquée dessus le furuncle :ou cataplasme de fiente de brebis , des-trempée en vinaigre.

Brmîeures, Pour les brusleures, qui aviennent di-rectement de feu, ou bien d’eau bouil-lante, d’huiles, de graisses, de poudred’arquebuse, ou d’autres matières es-chauffées, les remèdes suivans sont fortpropres : pour un préallable , faut es-teindre le feu qui reste en la partie brus-lée, ou eschaudée, tant pour advancer laguérison du mal, que pour prévenir lesvessies et croustes qui y surviennent,sans prompt remède , et en suite, lesmarques de la brusleure, y paroissansaprès que les plaies en sont guéries. Labrusleure sera oincte avec huile d’olive ,puis saupoudrée avec de la farine blan-che : ou l’on y appliquera au-dessus, deslinges trempés en liqueurs réfrigératives,comme, de limons, de grenades, d’huilerozat, d’eau roze , avec blancs d’œufs ;en jus des herbes d’endivie, morelle,Théâtre d’Agriculture } Tome II.

joubarbe, plantain. Aussi pourra-on es-teindre le feu des brusleures, par fréquenteapplication de linges trempés en eauroze et vinaigre : ou en eau de neige : oupar faute d’autre, en eau de fontaine.L’urine chaude , souvent renouvellée, ysert beaucoup : l’huile de nois, avec de lacire : le vieil lard , fondu sur une paeslerouge , ramassé dans l’eau, y tuinbantgoutte à goutte à mesure qu’il se fond, na-geant au-dessus, puis lavé en eau claire :la terre qu’on treuve sous les meules desesguiseurs , la tutliie, ceruse , litarge,bol, meslées ensemble et destrempées eneau et vinaigre : la fange des rues, seule,estant molle , est utilement employée ence besoin , attendant plus exquise ma-tière. Ces remèdes, ou aucuns d’eux, se-ront promptement employés à suffoquerle feu des brusleures , pour les raisonsdictes. Avenant que par la malice du feu ,nonobstant ces applications, y survien-nent des vessies , l’on les couppera avecdes cizeaux, puis les plaies en seront ad-doucies avec du beurre frès bruslé, huilerozat, et moyeux d’œufs , battus ensem-ble. Et pour du tout guérir le mal, cestonguent est salutaire : prenés jus de so-lanum et de plantain, de chacun deuxonces j escorce de sureau verte , de celledu milieu ou moyenne, une once; huilerozat, six onces ; cuisés le tout ensemblejusques à ce que les jus soyent consu-més , puis passés l’huile par un linge , ety mettes une once cire blanche, la faisantfondre dans ledict huile bouillant ; pre-nés, en outre, une once ceruse en pierre,lavés-la en eau roze, mettés-la en poudre,et icelle poudre, dans ladicte eau roze ,où la laisserés reposer quelque heure5 etlors que la ceruse sera allée à fons , l’eau

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