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Tome II. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.

7°9

La teigneut de plutdifficile gué-rison ès per-sonnes aagèesqu'es jeunes.

pour en faire onguent. Autre : prends té-rébentine bien lavée , premièrement eneau commune, puis en eau de fumeterre,deux onces ; beurre frès, lavé en eau roze,une once ; sel commun, demie once ; deuxjaunes d’œufs , jus de limon , et luiilerozat, de chacun une once ; demi scru-pule de camphre 5 laictes en onguent.Autre : prenés aluni de roche, vitriol ,vert-de-gris, soulfre vil, suie de four, dechacun trois drachmes 3 camphre, deuxdrachmes3 huile d’amandes douces, etmouëlle de porc, de chacun demie once5incorporés le tout ensemble et en laictesonguent. Quelques-fois avient qu’allonscercher loin ce qu’avons près , et que mé-dicamens de petit prix, profittent autantque drogues bien chères , comme se vé-rifie en cest endroit, les baies de genèvrecuittes en vinaigre et miel, appliquées encataplasme sur la teste du teigneux , yservir beaucoup. Aussi employe-on heu-reusement ici la saumeure des anchoies,des sardes, des harencs, des maquereaux,et le marc desdicts poissons salés , mis encataplasme sur le mai. Aux enfants, lateigne est beaucoup plus aisée à guérir,qu’aux adolescens, et en ceux-ci, qu’auxpersonnes aagées 3 le temps rendantincurable telle maladie 3 pour laquellecause, conviendra distinguer les remèdes,pour les appliquer convenablement3 as-savoir : aux jeunes, les médicamens bé-nins, et aux autres, les violens , plus oumoins, selon les aages, afin de chassertelle malingne et horrible maladie, dontles vestiges se manifestons sans poil enla teste, sont très-désagréables à voir. Iln’est ici question de parler de la leignedes petits enfants, puismesme qu’elle leurest salutaire (comme la petite vérolle et la

rougeolle), les purgeant de l’impurité dusang maternel, duquel ils ont esté nour-ris au ventre de leur mère, dont venus enaage, ne sont sujects, indifféramment, àtoutes sortes degriefves maladies, mesmeà l’épilepsie, de la crainte de laquelleceste teigne-ci les deslivre. La mauvaiseteigne sc distingue en sèche et humide.Leurs remèdes sont tels. Pour la sèche,commencés par ceste décoction : prenésquatre poignées de fumeterre ; de pa-tience , et de racines de mauves, fleursde camomille, etmélilot, de chacun deuxpoignées3 graine de lin , fèves et lupins,de chacun un quarteron 3 faictes-les bouil-lir en lexive de sarment et de bois defiguier, lavés-en la teste deux fois le jour 3puis frottés-la de cest onguent : prenéslard gras, une livre 3 de fumeterre, depatience, et de lierre, une poignée} ha-chés tout cela bien menu 3 après ayésdeux onces d’huile laurin, quatre oncesd’huile de mastic, demie once de téré-bentine, quatre onces de jus de chous 5pillés tout cela ensemble , et le laisséstremper et reposer l’espace de vingt-quatre heures, faictes le tout bouillir àla consomption du jus, coulés et en faictesonguent, duquel frotterés la teste dujm-tient, après l’avoir lavée comme dessus,et la couvrirés d’une grande feuille dechou. Quatre jours après y ferés appli-quer des cornets ou petites ventouses avecscarifications , laissant escouler grandequantité de sang; réitérant deux ou troisfois la sepmaine, les lavement et lini-ment. Vous-vous servirés aussi de cestonguent : prenés une once d’huile d’œuf,une once et demie d’huile de lin, demieonce d’huiles de mastic et laurin , desgraisses de porc et de veau, de chacuneA a a a a 2

Teignesèche et hu-mide.

Guérir lasèche .

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