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HUICTÏESME LIEU
GuérirV humide.
Cirons et
gratelles.
trois onces ; une once de térébentine fortclaire , fueilles de plantain , d’oliviersauvaige, de fumeterre, de patience, dequeue de cheval, de chacune une poi-gnée ; une grenade aigre-douce, demiepoignée de lierre ; pillés tout ce qui peutestre pillé , et faictes le tout bouillir en-semble , jusques à la consomption des jusdes herbes ; coulés et l’espraignés par unlinge, et à la liqueur qui en sortira, ad-joustés-y litarge d’argent, et ceruse, dechacune une once ; alum de roche bruslé,autant; demie once d’argent vif, esteintavec la salive d’homme , finalement, cireneulve à suffisance pour faire onguentduquel l’on usera en tous temps. Pourl’humide, la teste sera lavée d’une lexiveen laquelle aurés faict fondre alum deroche ; puis oincte avec l’onguent de mi-nio , qu’on treuve chés les apoticaires.Enfin , prenés fleurs d’érain , alum deroche , miel et vinaigre , de chacun deuxonces ; une drachme d’arsenic, deux desublimé, le tout en poudre, bouillira en-semble jusques à consistance espesse; ccstonauent est miraculeux. Il est nécessairepour un préallable, quelle que soit lateigne, de razer la teste du patient, afinque les cheveux n’empeschent l’effect desremèdes. Les rustiques arrachent les che-veux avec de la poix qu’ils accommodentdans un bonnet, dont ils couvrent lateste, l’ayant razée quand-et lui, enle-vant la racine des cheveux avec efficacepour la guérison du mal ; mais non sansgrande violence, supportable seulementpar personnes robustes ; pour laquelledouleur éviter, l’on se contentera de tenirla teste raze, y repassant souvent le razoir.
Aux cirons et gratelles, est bonne ladécoction de mourron à fleurs bleues ,
s’en lavant les mains. De mesme aussi,la vapeur de la graine d’orvale ou toutebonne, bouillant dans du vinaigre, aprèsavoir lavé les mains avec de l’eau com-mune, dans laquelle l’on aura infondu del’aluni : la décoction de fueilles de noier,d’auronne, et d’aluine, faicte en vinai-gre : le jus de citron, seul : la saumeuredes lards salés : ou celles des sardes et an-choies : l’eau de la forge des mareschaux:les jus de mélisse et de mente sauvaige :la fumée de soulfre : la lexive des cendresde bois de chesne aussi. Les gratelles etdémangesons générales de la personne,sont guéries par ces remèdes : première-ment , l’on se baignera, dans un bainpréparé avec de l’oxilapathum ( espèce deparelle ou patience), de la stapliisagre ,des racines de beteet d’aigremoine, bouil-lies en eau de fontaine , y ad-joustant dusel commun et du nitre. Au sortir dubain , tout le corps sera frotté avec cestemeslinge : prenés amandes amères dépel-lées et triturées au mortier, quatre onces;mie de pain de seigle , demie livre; des-trempés et meslés avec d’eau de son, dontsera faicte une masse. Si par ces douxremèdes le mal ne s’en va, en serontemployés de plus forts , non toutes-foisviolents, tels que ceux-ci : prenés quatreonces de farine de lupins , deux onces desoulfre, incorporés-les en vinaigre , eten faictes une masse : ou prenés vieillesgrosses nois moisies , soulfre, de chacununeonce, incorporés-les avec jus d’aclie.A P rès avoir frotté la personne de cescompositions, sera bon de se baigner enbain d’eau douce, tiède. Est bon aussi sefrotter la personne de l’eau qu’on treuvearrestée dans les creux des vieux chesnes,fiestrissansetmourans : et de la décoction