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Tome II. IIe. Partie.
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choses émollientes et digérentes, tellesque celles-ci, et en ceste manière : per-fumés la face à la vapeur de la décoctionfaicte de ligues , raisins de Damas, graind’orge, son de froment, baie d’avoine ,fueilles de pariétaire, de camomille, demauves, guimauves , de violes , en eaude cisterne , enveloppant la lace avec dulinçe, pour garder que la vapeur ne seperde , dont la face, suant, sera rendueapte à recevoir les médicamens requis,pourveu que le perfum soit réitéré du-rant quelques jours. Semblable facultéont les sangs chauds de poulet, de cha-pon , de poule , de pigeon, récentementtirés de dessous leurs aisles, ou de cesvolailles tuées freschement : ou ceux delièvre, d’aigneau, de brebis, de cerf, decanard, dont l’on se servira au lieu deperfum susdict, couvrant les rougeurs duvisage avec l’un desdicts sangs , où ildemeurera caillé , toute la nuict, et lelendemain en sera osté, par la décoction,tiède, de baie d’avoine, ou de son. Nevoulant user d’aucuns de tels remèdes ,appliquerés sur les rougeurs du visage,des pièces desliées et minces , de la chairsaigneuse de col de beuf , ou d’unerouelle de veau , ou d’un gigot de mou-ton , les ayans un peu eschauffées sur legril ; mais ce sera à la charge de les re-nouveller de deux en deux heures , tantde peur de s’empuantir, par le venirn dela maladie , l’attirant à soi, que pouravoir plus de vertu contre le mal, fres-chement appliquées , qu’après y avoirséjourné longuement. Toute la nuict lesrouteurs demeureront couvertes de telles

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chairs , d’où ostées le lendemain matin ,lors la face sera lavée avec linges des-liés, trempés en la décoction susdicte ,

ou en eau roze. Après ces premiers ap-pareils , seront employés les remèdescontre la première rougeur , ci - dessusescripts, lesquels n’estans assés puissanspour combattre la coupperoze , serontaccompaignés des suivans ; lavés sou-vent le visage de l’eau composée d’unelivre d’eau roze, en laquelle aurés trempéune once de camphre, et autant de soul-fre, subtilement pulvérisés , myrrhe etencens, de chacun demie once, et le toutmeslé ensemble , mis dans une phiole deverre exposée au soleil ardent, douze ouquinze jours : ou en eau distillée de ra-cines de patience , avec un peu de soulfrededans : ou en eau de racines de scrofu-laire : ou des fleurs de bouillon-blanc,avec peu de camphre. Semblable vertuont les sucs exprimés des fraizes , desmeures, des pommes de chesne, non dutout meures. Ceste eau-ci est fort singu-lière contre la coupperoze : prends deuxlivres de racines de patience, autant dechair de melon bien meur, dix oeufs d’a-rondelles , demie once sel nitre, deuxonces tartre blanc ; concassés les racineset le melon , pulvérisés les sel et tartre ,tirés les œufs de leurs coques, et mettesle' tout tremper en suffisante quantité devinaigre, cinq ou six heures, puis distil-lés au bain-de-marie ; de l’eau qui ensortira, le visage en sera lavé au matin,sans l’essuyer ; et le soir allant au lict,lavé avec huiles de tartre , et d’amandesdouces (ceslui-ci tiré sans feu), meslésensemble. Autre: prends racines d’aris-tolochie ronde, et d’iris de Florence , dechacune deux onces ; racines de lis, sixonces ; ciches rouges, et lupins bruslés ,de chacun une once; nois muscade, ca-ndie, de chacune demie drachme; deux