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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

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qu’une fève, de vert-de-gris enfermé dansun nouet ; coulés ladicte décoction dedansun bassin, puis mettés-y dedans (icelleestant tiède ) une once de succre pulvé-risé, mouillés-y un petit linge deslié, eten lavés, soir et matin, vostre face sansl’essuyer. Autre : persés le tronc d’un bou-leau avec un foret, il en descoulera grandequantité d’eau, laquelle, seule, est debon service en cest endroit, et à oster dela face le liasle du soleil. Il y a plusieursautres eaux propres à nettoyer et à blan-chir la face, que je laisse pour brefveté;seulement acl-jousterai-je ici l’eau de pi-geon , dont les daines font tant d’estat,pour la conservation de leur beau teinct :prends deux pigeons blancs , desplumés-les , et les vuidés des entrailles ; ostésleur les testes, les bouts des pieds, etaisles, et les hachés par petites jiièces ;mettés-les dans un alambic de verre, pardessus un lict de deux poignées de fueillesfresches de fraxinelle , ou de plantain ,qu’y aurés arrengées au f’ons ; jiuis ad-joustés trois onces d’huile d’amandesdouces, tiré sans feu; quatre onces debeurre frès , quatre pintes de laict dechèvre, la mie d’un pain blanc, deuxdrachmes de borax, autant de succre-candi, d’alum bruslé , et de camphre,pulvérisés ; vingt - cinq blancs d’oeufs ,deux poignées de grains de vert-jus; lais-sés le tout infuser et tremper ensemblel’espace de dix ou douze heures , dansl’alambic très - bien estouppé , puis lefaictes distiller au bain-de-marie , lente-ment et à petit feu ; mettés ceste eau dis-tillée en jjhioles de verre, reposer en cavefresclie l’espace de douze à quinze jours ;coulés-la par un linge, blanc et deslié ,et vous en lavés la face, soir et matin,

avec un linge. Outre les eaux, sont iciemployées diverses onctions , commehuiles, linimens, pommades, telles quecelles-ci : fendés par moitié des œufs cuitsdurs, ostés-en les moyeux , remplisscs-en le vuide avec poudre de tartre bruslé,rejoignés les moitiés, les liant à-tout dufilet, mettés-les dans un plat reposer encave humide ; le tartre se fondra , dontla liqueur passant à travers les blancsd’œufs , avec ce qu’elles y ad-jousteront,se convertira en huile, tel que demandés.L’huile de glands de chesne, exprimé àla manière de celui d’amandes , et celuide coques d’œufs, meslés ensemble, sontpropres à nettoyer et blanchir la face.Aussi l’huile de myrrhe, faict comme ce-lui de tartre, avec blancs d’œufs. Lini-ment de la mouëlle d’os de mouton, ainsiextrait : prenés des os de mouton , laquantité que voudrés, la lune estant enson plein ; faictes-les longuement bouillirdans l’eau; après cassés-les, et les re-mettés bouillir en eau, trois ou quatreheures ; tirés - les du feu , et estant re-froidis , ramassés dessus la décoction, lagraisse y nageant, laquelle retirerés, etd’icelle en frotlerésle visage, le soir allantau lict; et le lendemain matin, le laverésavec eau de fleurs de fèves, ou de lis :autre Uniment se faict avec fiente de pi-geon dissoute en eau roze musquée, oueau camphrée. Autre: prenés huile d’a-mandes amères, beurre frès , crespine dechevreau, et graisse d’aigneau, autant del’un que de l’autre ; lavés le tout en eauroze, durant douze ou quinze jours, deuxfois chacun , puis osté de l’eau, mettésle fondre dans un pot de terre vitrée, surpetit feu de charbon, y ad-joustant de lacire neufve tant qu’il suffise pour faire