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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

Courbes.

Enjleuredes genoux.

Sures.

et boire, quatre heures après ; et le reste

du

our, le trailterés avec bon loin et

avoine, sans lui donner, ni des poudres,ni des racines susdictes ; mais si ferésbien les six jours après, de suite, caravec l’avoine, un soir lui baillercs delàpoudre, et le lendemain, à semblableheure, des racines , alternativement, unefois chacun jour, de l’une ou de l’autre,ainsi continuant durant six jours ; puisautres six jours, ne lui baillerés que dubon foin et avoine, par lequel traite-ment le cheval sera deslivré du farcin,très-fasclieuse maladie , et contagieuse jtoutes bestes chevalines laprenans commepeste , dont est nécessaire séparer les ma-lades du farcin, des saines: voire, etnettoyer curieusement, et estables etmangeoires , que mal n’en avienne àtoute la troupe du bestail chevalin. Lecheval sera lavé trois ou quatre jours desuite, avec eau en laquelle auront bouillide la jombarbe, morelie, ortiesgriesches.Les plaies du farcin sont guéries y met-tant dessus , de la poudre de miel et dechaux, cuits et rostis ensemble par es-gale portion. Contre les courbes, faut em-ployer cataplasme faict de sauge broyée ,avec sel ammoniac , farine-folle de mou-lin, et vinaigre. Contre les enfleures desgenoux, faictes paste avec suie de che-minée pulvérisée, et un peu de farine ,destrempées en huile d’olive , et l’appli-qués sur les enfleures. Les suros se gué-rissent par emplastres faicts d’un oi-gnon cuit sous la braize, réduit en pasle,meslé avec de la cire fondue, et du sainde pourceau 5 des racines de mauves , etgraine de moustarde, cuittes et incorpo-rées avec fiente de beufj mais avant l’ap-plication, convient raire le poil de la par-

tie malade. Aux avives , le plus prompt Avi.es.remède est le meilleur ( pour garentirde mort le cheval), et le plus asseuré ,est d’arracher les avives avec la lancète ,ce que faict l’exjiert mareschal , auquelfaut recourir promptement. Telle mala-die procède d'imprudence , abbruvant lecheval suant et encores chaud du précé-dent travail, dont il perd et repas et re-pos , ne voulant manger, ni s’arresteren un lieu , ains pressé de grande dou-leur, se couche et remue avec inquié-tude. Il a les aureilies froides, signe dumal des avives, lesquelles arrachées, lecheval sera enveloppé d’une couvertureet pourmené, jusques à ce que les aureilieslui soyent revenues chaudes , lui faisantmanger du bon et deslicat foin, et boirede l’eau tiède , blanchie avec de la fa-rine, y mettant du sel dedans. Après parrepos et bon trailtement, remettre lecheval en santé. L’encueur est un autre Encueur.mal qui despesche tost le cheval : demesmequ’au précédent, convient recourirau mareschal, pour arracher avec ferre-mens la glande, cpii s’enfle en la poic-trine. L’estranguillon est aussi du gibierclu mareschal. Ce sont glandes qui pro- s “ dlon 'cèdent de l’humeur descendant du cer-veau refroidi, sous la gorge du cheval. Ilconvient les piquer avec la lancète, soiret matin , oignant souvent avec du beurrefrès , toute la gorge, et tandis couvrir lateste du cheval avec du drap , pour legarder du froid, et tenir le cheval en es-table chaude. L’eschauffement de gueule Gueule

, . i |i /* • eschauffée.

est guéri par le seul laver avec tort vi-naigre, souvent réitéré, de la gueule etde la langue. La veue trouble , par le r«<«souvent laver des yeux, avec de l’eau cou-rante de rivière , ou de fontaine, y ad-