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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D’AGRICULTURE.

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Gourme.

faisant attirer au clieval par les narines ,en lui accommodant un sac sur la teste, àce que le perfum ne se perde (94)- Lagourme sera estuvée avec la décoction

O

chaude, de guimauves, semence de lin,rue, aluine, et fueilles de lierre terrestre,faicte en eau, y ayant longuement bouilli;après, le lieu seraoinct avec huile laurin,et beurre frès. Est requis appliquer surle mal, cm piastre faict avec racines deguimauves, et oignons de lis, bouillisjusques à devenir en paste; puis y mettredu levain de seigle, et du vieil oinct, dontle tout sera incorporé ensemble 5 et tandisque l’emplastre sera en son lieu , l’onsouflera aux nazeaux du cheval un couplede fois le jour, de la poudre faicte d’eu-forbe, et d’ellehore noir, par esgale por-tion : ou bien , sera mis avec une plume,dans les nazeaux, de l’huile laurin enquantité, parle moyen desquelles choses,le cheval jettera par là, une partie deshumeurs de la gourme. Si l’apostume 11ese crève d’elle-mesme, la faudra perserà-tout la lancète, ou le fer chaud, puisconsolider la plaie , par les remèdes or-dinaires. A la bosse faut faire onguentavec des herbes d’aluine, et de achebroyées et incorporées en vieux oinct, et. en engraisser le mal. Le javarre est guéripar ce moyen : faictes emplastre avecdes aulx et oignons pillés ; les incorpo-rant en moustarde faicte au vinaigre.Autre : du blanc de pourreau pillé avecvert-de-gris, et sain vieux , se faict unGrappn, très - bon onguent pour ce mal. Lesgrappes, malandres , et vifves roignes,sont guéries dans peu de temps, par cesremèdes : faictes lexive en eau claireavec une partie de chaux neufve ; etl’autre, de cendres de sarment de vigne,

Bosse.

Javarre.

Malandres ,

JloL'/i£S.

de cossats de pois, et de fiente de geline,dont laverés les lieux malades du cheval ;puis les oindrés avec cest onguent : prenésdu soulfre , et du vert-de-gris , autant del’un que de l’autre ; mettés-les en pou-dre, et icelle dans une chopine d’huiled’olive, en un poislon, pour y bouillir,jusques à la consistance d’onguent. Autreà mesme effcct : litarge d’or, couppe-rose, soulfre-vif. Autre : soulfre mortifié ,argent vif , une once de chacun ; vieillard , deux onces , et le fiel d’un heuf oud’une vache ; les choses susdictes , pulvé-risables , seront mises en poudre, mes-lées et incorporées avec le lard et le fiel,dont sortira l’onguent requis. Au farcin, Farda.est remédié en oignant le lieu avec huilede genèvre , l’espace de quatre jours ,soir et matin, l’ayant premièrement des-chargé de poil avec le razoir; à condi-tion que telle partie ne soit aucunementmouillée avant que le poil y soit revenu.

La veine du col sera ouverte , pour entirer du sang assés abondamment, nelaissant manger le cheval , de quatreheures après la saignée. Lui sera donnéà manger avec son avoine , six jours du-rant , de la poudre suivante : prenés cu-min , graine de lin, fènugrec, silerismontani, de chacun deux onces; soulfrevif, quatre onces ; pulvérisés et rneslés letout ensemble. Après les six jours , ferésmanger au cheval avec l’avoine , des ra-cines couppées menu, de bouillon blanc,de valériane , de parelle , autant d’uneque d’autre , et de toutes ensemble, unepoignée à chaque fois que lui donnerésl’avoine. Le matin qu’aurés commencé àlui donner ces racines-là , faictes-le sai-gner de la veine du col, sans lui tirer

beaucoup de sang, le gardant démanger