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Tome II. IIe. Partie.
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H U I C T I E S M E LIEU

trois onces d’huile d’olive , et autant devin rouge ; et de l’un des deux , en bail-lés à avaler au cheval, durant trois oufi„x de quatre jours. Contre le flux de ventre ,

ventre. 1 . / % t '

servira ce bruvage, faict avec farine <Ta-midon, poudre de gales, et vin vermeil ;lui frottant le ventre avec huile rozat et

Endorme, un peu de sel. A l’cncloueure , faut pre-mièrement en osier la cause, qui est lecloud, et au trou d’icelui, mettre del’huile bouillant, avec du sel un peu;mais le cheval ayant porté l’encloucureplusieurs jours , et à cause d’icelle , clo-chant, le pied sera premièrement des-ferré, et deschargé du nuisible, l’en net-toyant très - bien ; après , sera fomentéavec huile chaud , et succre : ou bien l’onmettra dessus , un cmplastre faict avecsain de pourceau, sel, et eau; ayant aupréallable rempli le creux , où estoit lecloud, avec de la poix, et du sain, fondus.Le fer sera r’attaché au pied , l’y faisanttenir seulement avec deux clouds , atlen-A/fermir dant l’entière guérison. L’ongle du pied

Vongh du , h . . 1 .

t ùj. tendre , sera endurcie et se maintiendraen bonté , par l’onguent faict de la racinede mauves bouillies longuement, pilléesavec miel et farine , dont elle sera sou-vent oincte ; de mesme la coronne duEngrainer pied et le talon. Pour engraisser le cheval

le cheval. . , . ^ • 1 1

maigre, plusieurs moyens y a-il, ad-joustés au repos, et au bon traittenient,de foin et d’avoine ; comme de lui don-ner avec l’avoine, une poignée de fro-ment mouillé , ou du seigle, du fenugrec,des faseols, des lupins, des fèves bouil-lies , et autres choses. Mais de tous lesmoyens, les plus propres sont ceux duprintemps , par le vert qu’on faict man-ger aux chevaux ; et du vert, l’herbe dela 1 uzerne, ou sain-foin, est la meilleure;

laquelle frescliement couppée, donnée aucheval, l’engraisse dans douze ou quinzejours , le purgeant et faisant vuider lestrois ou quatre premiers jours, si bien,que par après , s’en rend dispost et gai ,se paissant avec appétit de tous fourrages,qu’en suite de la luzerne , lui voudrésdonner. L’herbe de l’orge , est aussibonne à ceci , baillée à manger au che-val , pour d’icelle, seule, le nourrir du-rant le temps que l’herbe demeureratendre, la lui donnant en la cresche, pe-tit à petit, non beaucoup à la fois, depeur de le desgouster , sans le faire boireaucunement ; ains au lieu du bruvage,l’herbe de l’orge sera trempée dans l’eau(séjournant en une auge à Testable) àmesure qu’on la met en la cresche. Au-cuns purgent leurs chevaux, avec destendrons de saule , qu’ils font coupper àla cime des branches des arbres , tous lesmatins à la rozée ; avec laquelle , fontmanger tels tendres jettons, aux chevaux.C’est seulement pour trois ou quatre jours,qu’on les nourrit de telle viande ; ce jjetitterme estant suffisant de les purger. Au-tres font manger le vert au pré, y met-tans les chevaux dès l’aube du jour , poury paistre l’herbe, tandis qu’elle est char-gée de rozée , les en retirons sur le chauddu jour , et les y retournons sur la ves-prée ; mais le cheval paissant en la cam-pagne, demeure plus à se remplir queparles précédons moyens. Tous lesquelstendent là , que de renouvelle! - le cheval,dont après il s’engraisse par bonne con-duicte, de la nourriture et du travail. Ily en a qui font desferrer leurs chevaux,avant que leur donner le vert, les fontpurger par bruvages, et saigner, pourles descharger d’humeurs. Aussi les lais-

sont