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Tome II. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.

Contre letmouschct.

sant clans l’estable sans lictière, les con-traignans de se coucher sur leur fiente ,et d’icelle s’en couvrir le corps, ne les es-trillans nullement, durant le temps de teltraitteinent, par lecjuel les chevaux se re-nouvellent, devenons comme poulains;puis remis à leur ordinaire, sont pansés dela main, et referrés, pour reprendre leserres de leur précédent service (96). Lesmousches ne nuiront aux chevaux, si onles frotte par tout le corps, avec des f iieilleset jettons de courges , y faisant attacherleur jus, et après y passer dessus du sainavec le plat de la main. Le mesme faictl’onguent composé avec poix, et graisse,meslés et fondus ensemble , y ad-joustantde la farine d’ers; si Ton en frotte les che-vaux ; lesquels moyens serviront aussi auxbeufs, pour ne donner prinse sur leurscorps, à aucune mousclie (96).

Remèdes pour les Asnes et Mulets .

Ces bestes estons sujectes à sembla-bles maladies que les chevaux, par sem-blables remèdes aussi, seront-elles gué-ries. Il est vrai, qu’elles en ont quelquesparticulières , provenans de la particula-rité de leur naturel ; mais difficilementpeuvent-elles estre distinguées, pour lepeu de différence qu’il y a des unes auxautres. Ce qui sera laissé au jugement dumesnager, afin que par le mareschal,soit remédié aux maladies de ses besteschevalines selon les occurrences, mesmede celles de ses asnes et mulets, les plusimportantes ; sur tout, de celles dont lacure requiert la main du mareschal, as-savoir , le fer et le feu.

Remèdes pour les Restes à laine.

Le bestail à laine, moutons et brebis ,est suject à plusieurs et diverses mala-Thédlre d’Agriculture , Tome II.

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dies, dont la pluspart procèdent de mau-vais gouvernement, soit du logis , soitde la manière de les mener paistre auxchamps , à quelles heures , en quels pas-tis , combien de temps les y tenir, etautres circonstances remarquées au clia-pitre de leur engeancement et nourriture, iuu iv,où pourront estre prins des bons préser- chap '’““'vatifs , salutaires à cest imbécille animal.

La peste est leur plus dangereuse mala- tau.die (dicte en Languedoc, houssade ),tuant le bestail dans fort peu de temps ,s’il n’y est remédié de bonne heure. Enestéeten liyver, ce bestail est plus sujectà prendre la peste, qu’en autre saison del’année ; pour lequel danger prévenir ,on lui fera boire , durant quinze jours,au commencement du printemps et del’automne, au matin allant au pastis, del’eau en laquelle auront trempé de lasauge, et dumarrubium, dix ou douzeheures. Aux bestes qui se trouveront frap-pées de ce mal, le susdict bruvage seracontinué, et en outre baillé du vin eteau , avec soulfre et sel, trois fois autant.

Mais pour un préallable, telles bestesmalades , seront séparées des saines , etcelles-ci, remuées en nouveau lieu; leurdonnant aussi du soulfre et du sel, avecvin et eau, comme ès malades, par cesmoyens les deslivrant d’infection. A quoi,juir dessus tout autre remède , le change-ment d’aer servira, pourveu que sans des-lai, cela soit faict, dès qu’on s’apperce-vra le mal estre entré au trouppeau; quele lieu soit sain et esventé, et que les es-tables soyent bien nettes. Les premièresestables seront tout-d’une-main , curieu-sement nettoyées et perfumées avec desherbes odorantes qu’on y bruslera de-dans, pour en chasser l’infection (97) ; oùD d d d d