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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

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NOTES DU HUICTIESME LIEU.

CHAPITRE PREMIER.

(1) J’invite les lecteurs à se reporter aubeau tableau de la ménagère, cju’ Olivier deSerres a déjà tracé , tome I, premier Lieu,chapitre VI, page 24.

Outre que notre auteur n’a pas manqué d’in-diquer , lorsque l’occasion s’en est présentée ,tous les petits détails de la maison rustique quisont du ressort de la mère de famille , on trou-vera encore la suite de ses nombreux travauxdans le tome II, cinquième Lieu, et dans laplupart des chapitres de celui qui nous occupeactuellement. (H.)

(2) La nature du blé dépend du concours debeaucoup de circonstances qu’il est quelquefoisimpossible d’empêcher et de prévoir, mais qu’iln’est pas moins très - essentiel de connoître.Pline) cet homme sublime, à qui rien ne paroîtavoir échappé , prétend que dans la Sicile , il y ades fromens extrêmement pesans , qui ne rendentpresque point de son, que cela dépend moins duclimat et du sol, que de la nature de la se-mence ; cependant on ne peut disconvenir nonplus, que le blé des contrées méridionales seratoujours supérieur en qualité et en produit à ce-lui du nord , et que les blés d’Italie , cultivés dansune forte terre , sur des hauteurs , dans de bellesplaines découvertes, et récoltés en temps sec,vaudront mieux que celui de notre pays , à ter-rein et culture égales ; car le climat seul ne donnepas le degré de perfection et de bonté à toutesles productions de la terre , le sol y est encoretrès-nécessaire. Chacun de nos Départemensfournit des blés abondamment ; mais quelle dif-férence de l’un à l’autre , pour la valeur dugrain, la quantité et l’espèce de farine cju’on enobtient ! quoique l’art de moudre et de pétrirparvienne cependant à la faire disparoltre. (P.)

Il faut consulter , au reste , ce qu’ Olivier de j

Serres a déjà dit des blés , dans le tome I, secondLieu , chapitre IV, page 1 3 o ; et la note ( 3 j) surce sujet, par notre collègue M. Cels, page 175et suivantes. (JP.)

( 3 ) Un sentiment d’humanité devroit arrêtertout économe , qui , pour ne rien perdre, envoievendre au marché ses criblures , c’est-à-dire unmélange de poussière , de débris d’insectes, degrains rachitiques, difformes ou étrangers auxblés. Le pauvre, séduit par le vil prix de ces cri-blures, les achète, 11’en obtient que très-peu defarine, et un mauvais pain, coûteux et mal-sain.Pourquoi ne pas les employer à la nourriture dela volaille , ou à l’engrais des porcs? La plupartdes grains qu’on donne entiers aux animauxpourroient devenir plus alimentaires, si on lesréduisoit sous forme panaire ; des expériencesexactes et suivies ont prouvé que deux kilogram-mes (quatre livres) de pain d’orge, faisoient au-tant de profit que trois kilogrammes (six livres)de ce grain. (P.)

( 4 ) Quelque parfait que soit le blé au momentde la moisson , il s’améliore encore en séjour-nant , pendant l’hiver , dans le gerbier , ou à lagrange ; alors l’humidité végétative renferméedans le tuyau s’élève jusqu’au grain qui adhèreencore à l’épi, et lui procure le dernier degréde maturité , à-peu-près comme certains fruitsachèvent de mûrir après avoir été cueillis ,lorsqu’on leur a conservé un peu de la tige à la-quelle ils appartiennent. Chaque grain autotirduquel l’air circule est dans une sorte de mou-vement végétatif : ce gaz, ce principe volatil,quelquefois nuisible dans les blés nouveaux ,provenans d’années pluvieuses et froides, secombine insensiblement avec les autres prin-cipes , et perd de son caractère délétère : d’oùil suit que, selon l’expression des cultivateurs ,le blé a ressué et jeté son feu ; il a , en eftet,acquis de la couleur, du volume , de la sèche-

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