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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D’AGRICULTURE.

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pour un traité complet. On trouve dans les to-mes I, III, IV, VI, IX, X, XII, XIV, XV, IIIdu supplément, et I des planches, tout ce quiconcerne cette plante , et l’extrait des meilleursouvrages anglois qui avoient paru alors sur saculture dans les Colonies. L’auteur de ces princi-paux articles, M. de Jaucourt, a osé considérerles effets de la culture, du commerce du tabac, etle privilège exclusif sous lequel l’une et l’autreétoient opprimés en France , avec cette libertéqu’on reprochoit aux encyclopédistes , et qui afait tenir si long-temps le livre à la Bastille.

Lai promulgation du décret de l’AssembléeNationale sur la liberté de la culture du tabac enFrance donnanaissance , lamême année, à quel-ques ouvrages. La Société royale d’Agriculturede Paris fit rédiger par MM. Lefèvre et Tessier,un Avis aux cultivateurs , in-8°., de 16 pages.M. Jansen , hollandois , publia un Traité aussiin-8°. , de 29 pages ; le plus considérable deceux qui parurent alors est intitulé : Traitécomplet de la culture, fabrication et vente dutabac , d’après les procédés pratiqués dansla Pannonie , la Virginie, le JDanemarck,l’Ukraine , la Valteline, la Guyanefrançoise,et ci-devant dans la Guyenne. Paris , Buisson,1791 , in-8°. de 474 pages et 6 planches.

L’article tabac du Dictionnaire d’Agricul-ture de Rozier , tome IX, publié en 1796,contient des détails intéressans. Rozier avoitétudié et suivi avec soin ce genre de culture ,pendant son séjour en Hollande.

Enfin nous citerons un ouvrage anglois quia paru depuis peu : An historical andpracticalessay on the culture and commerce of tobacco.By William Tatham. London, 1800. in-8°. de345 pages , avec 4 planches.

Je terminerai cette note , en faisant obser-ver que , dans la première édition du Théâtred’Agriculture, Olivier de Serres ne parle pasencore du tabac , ni de sa fumée; ce n’est quedans la seconde où il a ajouté ce qu’on trouveà ce sujet. ( H. )

(84) Dans la première édition, Olivier de

racine1 qu’il

Pti^e 68

colmme i, g erres a j ou toit : par l’eau distillée de la

ligne 2t. • B

de pain-de-pourceau , attirée par le nés

avoit déjà indiquée précédemment (page 676,

colonne II) pour le mal de tête de cause froide ;il a supprimé ce remède dans les éditions sui-vantes , et il a bien fait. Il aurait pu , sans in-convéniens et même avec avantage, en suppri-mer un grand nombre d’autres : mais, pour le jus-tifier à cet égard, il faut se reporter au tempsoù il écrivoit, et à l’état de la médecine alors.

Voyez la note (81) de ce Lieu , ci-devant, page828 , colonne IL ( H. )

( 85 ) Voyez la note de notre collègue M. de p agr . 68.,

Candolle à ce sujet, dans celle (117) qu’il a 11 >

publiée sur le jardin médicinal , Lieu sixième,chapitre XV, page 479 ; colonne II. Au reste ,

Olivier de Serres ne fait que répéter ici ce qu’il

avoit déjà dit dans le chapitre que je viens deciter ( page 009, colonne II), et je dois observerqu’il 11e parloit point du tout de cette prétenduemerveille de la mille - feuille dans la premièreédition du Théâtre d’Agriculture. ( II. )

( 86 ) Ce qu’ Olivier de Serres a appelé eau p ag e sssfort, est de l’acide nitrique affaibli par l’eau ; c ° hn "‘ 1 >ce qu’il appelle ici huile de vitriol, et plus loin °esprit de vitriol, est de l’acide sulfurique , qui,étendu d’eau , forme encore Veau de vitriol. On

sait que tous ces acides minéraux sont, à l’exté-rieur , des caustiques d’autant plus forts , qu’ilssont plus concentrés , et des poisons violenspris à l’intérieur. Ils ont aussi la propriété dedissoudre les matières terreuses ou calcaires ,qui forment la base des dents. Leur emploi nepeut donc être que très-dangereux , entre lesmains des habitans des campagnes , sous quel-que nom qu’ils en fassent usage. C’est aux seulsgens de l’art à prescrire les cas où il convientd’en permettre ou d’en tolérer l’emploi. ( H. )

(87) L’ouvrage dont parle ici Olivier de p„ g c V9 ,Serres est de Jean Liébaut , cendre de Charles ( olonne 1 >

° ligne 9.

Estienne , si connus, l’un et l’autre , par leurAgriculture et Maison rustique ; il est intitulé :

Trois livres de la santé, fécondité et maladiesdes femmes. Paris , i582 , in-12. lia été ré-imprimé plusieurs fois avec des changemensdans le titre. Ce 11’est, en grande partie , qu’unetraduction de l’ouvrage italien de Marinello,intitulé: la Comara.

On trouve encore beaucoup de ces remèdes