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HUICTIESME LIEU
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talens, donne, depuis quelques années , descours gratuits aux médecins des campagnes , quiont profité avec empressement de ce moyend’étendre leurs lumières: la rapide propagationde la vaccine dans ce Département suffiroitpour prouver l’utilité de ces institutions. Iln’est pas douteux cpie si cet exemple étoit suividans tous les Départeinens, il n’en résultât degrands avantages pour la partie la plus nom-breuse et la plus laborieuse de la Nation , dontla santé est si souvent abandonnée sans secours,ou ce qui est pire encore , souvent livrée aucharlatanisme et à l’ignorance. (D. C.)
(82) André du Lan rens, provençal , né à’ Arles , successivementmédecin du roi Henri IV ,
en i 5 ç 8 ; de la reine Marie de Médicis , eni 6 o 3 , et premier médecin du roi en 1606 , étoitaussi professeur de médecine à Montpellier , et,comme l’on voit, contemporain A'Olivier deSerres ; il mourut dix ans avant lui , en 1609.Il jouissoit d’une grande réputation de son vi-vant , et ses ouvrages l’ont conservée encore plusd’un siècle après sa mort. Celui dont parle iciOlivier de Serres est intitulé : Discours de laconservation de la •vue, des maladies mélan-choliques, des catarrhes, de la vieillesse. Paris ,1897 , in-1 2 ; il est adressé au diocèse d’Usez ,a été traduit en anglois en \bqq, réimprimé enfrancois à Rouen , en 1612 ; traduit en latin en1618, et en italien en 1666. Il est oublié au-jourd’hui , ainsi que les autres ouvrages de l’au-teur , quoiqu’ils contiennent quelques observa-tions importantes , et qu’ils aient été réunis etréimprimés plusieurs fois in-folio. ( H. )
( 83 ) On a vu dans l ’Essai historique sur l’étatde l’Agriculture à l’époque d ’Olivier de Serres ,par notre collègue M. Grégoire, qui se trouveen tête du premier volume de cette édition(pagecxliv) , que le tabac avoit été introduiten France peu de temps avant l’époque où écri-voit notre auteur ( en 1 55 q ) ; mais dans les nom-breux ouvrages qui ont été publiés sur cetteplante peu de temps après, et même jusqu’aumilieu du siècle dernier, on ne s’occupoit quedes grandes et merveilleuses vertus médicinalesqu’011 lui attribuoit. Olivier 11’en parle , dansce chapitre et dans le suivant, que sous ce rap-
port : c’étoit une véritable panacée , commetout ce qui est nouveau , et qui vient de loin.Il n’en est question, sous les rapports de l’a-griculture et du commerce , que dans les ou-vrages modernes. O11 étoit loin de soupçonneralors, malgré les éloges emphatiques qu’on luidonnoit, que cette plante seroit digne de figurerun jour avantageusement dans les annales poli-tiques et agricoles des peuples , et qu’elle feroitune fortune aussi brillante, aussi universelle,et aussi long-temps soutenue , que celle qu’elle afaite. On connoit son usage presque général,enpoudre, par le nez, en feuilles séchées , en fu-mée , ou à mâcher. Il est certain qu’aujourd’huielle est l’objet d’une grande culture et d’un com-merce considérable chez plusieurs nations del’Amérique et de l’Europe , parmi lesquelles lanation françoise tient un rang distingué sous cerapport: les tabacs du ci-devant Bordelois, del’Alsace , de la Flandre , etc. , jouissoient d’uneréputation qu’ils méritent encore.
Le tabac a une foule de noms francois , etplusieurs variétés botaniques ; sa culture se ré-duit à deux principales (nicotiana tabacum, ni-cotiana rustica). Il n’entre pas dans notre plan denous occuper ici de cette culture; il nous suffirade dire que long-temps restreinte en France parla crainte pusillanime qu’elle ne fit disparoitrecelle du blé , elle fut mise ensuite sous le jougd’un privilège exclusif, dont jouit d’abord laCompagnie des Indes , et après elle la Ferme gé-nérale; avec de pareilles entraves il ne dût pasêtre étonnant qu’elle ne fit pas de grands pro-grès , et qu’il ne parut aucun ouvrage sur cesujet, si l’on en excepte l’ancienne Isncyclopé-die. Ce 11’est réellement qu’après le décret del’Assemblée Nationale du 20 Mars 1791 , quidéclare toute personne libre de cultiver le tabacen France , qu’elle prit un plus grand essor , etqu’il fut publié quelques ouvrages dans lesquelson rassembla tout ce qui étoit épars sur cetteculture , et ce qu’on n’avoit osé publier jus-qu’alors.
Nous indiquerons seulement quelques - unsdes ouvrages qu’on peut consulter pour la cul-ture et le commerce du tabac.
Ce que l’ancienne Encyclopédie in-folio a pu-blié sur ce sujet peut encore passer aujourd’hui