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VOCABULAIRE
DES MOTS ANCIENS,
Inusités , ou particuliers à la France Méridionale ; ou dontOLIV1ER DE SERRES s’est servi dans une autre acceptionque celle reconnue aujourd’hui.
Nota. Nous n’avons pas cru devoir faire entrer dans ce Vocabulaire les mots qui, quoique peuusités, se trouvent néanmoins dans tous les Dictionnaires françois, ou ceux qui ne diffèrent de lamanière dont on les écrivoitdu temps d’ Olivier de Serres , que parles s ou les accens circonflexes;comme, par exemple, accoustrement , qu’on écrit aujourd’hui accoutrement; acquest, pouracquêt ; bestail , pour bétail ; beste , pour bête ; pastis , pasturage , pasture > pour pâtis, pâturage,pâture , et une foule d’autres semblables.
.A. âge , âge. A '
Abbaier, aboyer.
Abeillauds, bourdons, frelons.
Abstracteur , extracteur ; quiextrait, qui tire la quintessence : dis-tillateur.
Accommoder de (s*), se fournirde , se procurer , se pourvoir de.
Accomparable, comparable.
Accomparer, comparer.
Accompter , acconter; compter ;
.— réputer , imputer ; — mettre aurang, mettre en ligne de compte.
Accorde (où s’), où il leur plait.
Accoupler. Olivier de Serres donne à ce mot une acception assezétendue, en lui faisant signifier sou-vent joindre , attacher.
Accourager, donner du courage,encourager.
Accoustumer une chose , s’ac-coutumer, s’habituera une chose.
A ce que , afin que ; — à ce quedessus , à ce qui est dit ci-dessus.
Addresse , art, façon , moyend’opérer; — errement , document, \avis ; — but, sujet, direction , in- jtention ; — dextérité, industrie ; — I
ordonnance ou recette de quelquecomposition.
Admiration. Olivier de Serres emploie quelquefois ce mot au lieud’étonnement.
Adonc , ainsi, c’est pourquoi.
Aer, air. L’orthographe de ce motest restée la même dans son dérivéaéré, et dans aerin , aérien.
A faict, entièrement, tout-à-fait.
Affaire , peine , difficulté.
Affaiter , terme de tannerie ;donner au cuir une certaine prépa-ration.
Afferme , affermer ; ce qu’ondonne à ferme ou loyer, en parlantde biens de campagne.
Affermer , assurer, affirmer.
Affoler , estropier,blesser, avor-ter ; — être en chaleur, en amour ,en parlant des femelles des animaux.
Affourager , affourer ; distribuerle fourrage aux bestiaux ; en quel-ques endroits on dit raffourer.
Affranchissement, bonification,amélioration.
Agassin , œil ou bourgeon devigne attenant au bois dur ; — coraux pieds.
Ageancement, ageancer ; agen-cement , agencer.
Agelet , pour à-jalet ; arc-à-jalet,arquebuse dont on se servoit pourlancer, des jalets ou cailloux ronds ,appelles aujourd’hui galets.
Aggrandir (s’). Olivier de Serres emploie ce mot pour indiquer l’ac-croisseinent des animaux.
Agriotes, cerises aigres. Nousdisons aujourd’hui, mais moins bien,griottes et griottier.
Aheurter (s’), se heurter; —rencontrer par hasard, s’adresser ; —s’aheurter contre f s’opposera, fairerésistance.
Aigrets , verjus.
Ains, mais, au contraire ; — ainscomme , ainsi que, de même que; —ains que , avant que.
Aireau, charrue, coutre ; dulatin arare i labourer.
Aissade , aissado ; instrument dejardinage : voyez tome II, page 439,colonne II, note (4).
Ajoindre , adjoindre, joindre.
Alampers , espèce de pêche.
Alangourir, affoiblir, rendreoudevenir foible, languissant.
A l’arbitre, au gré, à la volonté.