DES MOTS ANCIENS.
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Avaler , descendre, abaisser,tomber; de l’ancien adverbe aval.
Avaluation , évaluation, profit.
Avaluer, mettre en valeur , don-ner du prix, augmenter la valeur.
Avant-croistre (T), croître au-paravant , avant les autres ; croîtrede bonne heure , précoce.
Avelaine , aveline , noisette; au-jourd’hui nous nous écartons de l’é-tymologie , avcllana.
Avenant que , s’il arrive que.
Avenir, venir, arriver, écheoir;— il avient y il arrive.
Averti n, estourdi: voyez tome II,page 838, colonne I, note (98).
Avet , sapin : voyez tome I,page 339 , colonne I, note (9-5).
Avettes, abeilles; du latin avis,oiseau , duquel on a formé apis,abeille,
Avictuailler , avitailler, appro-visionner de vivres ; ce mot vient îlevictuailles, vivres de tout genre , etmême fourrages.
Aviler , mépriser, rendre vil:on dit aujourd’hui avilir.
Avilier, remplacer par du vin oude l’eau , la perte qu’ont pu faire lestonneaux.
Aygras , mot provençal pour dé-signer la vigne qui produit le verjus.
B.
Babote , insecte : voyez tome I,page 594, colonne I, note(3i).
Baguier, laurier qui porte desbaies , improprement laurier mâle.
Bailler, donner.
Balier , baloier, balayer ; ba-layer.
B a lieu r es ^baloyeures; balayures.
Balièvres , les lèvres : voyeztome I, page 63o, colonne I, note( 1 . 6 ).
Bale, balles ; écailles servant decalice aux graminées, et d’enve-loppe aux grains du blé , de l’a-voine, etc. : c’est ce qu’on appellevulgairement, menues pailles.
Bancs , colles; petites muraillesbasses qu’on pratique dans les mon -tagnes , pour retenir les terres.
Barbasse , ayant une longuebarbe. L’épigrammc que cite à cesujet Olivier de Serres , tome I,page 5^2 , est traduite fidèlement del’Anthologie grecque.
Barber , cheveler; prendre de la
barbe ; — pousser du chevelu , enparlant des racines et des marcottes.
Bari lle , baril, petit tonneau.
Barlong , carré long.
Barraux, au singulier barrai,mesure devin qui contient vingt-septpintes ; en languedocien barâou .
Bassement, bas, tout bas; —couper bassement, couper tout courtet près terre, en parlant des taillis.
Bassesse , bosseur; opposé à hau-teur.
Bastardière , lieu où l’on élèvedes arbres par rejetons ; à la diffé-rence de la pépinière, où ils vien-nent pa r pépins, noyaux et fruits.
Bazieles , percepierre (crithmummari tint uni ).
Bénéfice , secours , bienfait ; dulatin berieficium.
Bequ erus, insecte: voyez tome I,pages 180-181, note (54)*
Bertauder, bretauder; ce mota d’abord signifié tondre inégale-ment, puis couper les oreilles, puisenfin châtrer. Bertaud n’est plusmême entendu que pour châtré.
Besche , besse , paesle ferrée ;bêche.
Beschtement, action de bêcher;labour à la bêche.
BesoN'Gne, chose dont on a besoin;de l’italien bisogno, besoin, néces-sité ; — travail, opération ; — be -songner , travailler, opérer , faire dela besogne.
Bestalil ; ce mot a une acceptiontrès-étendue dans Olivier de Serres .Il appelle ainsi même les poules ,les abeilles, les vers-à-soie, etc.
Bestelettes, petites bêtes.
Beurre; par ce mot Olivier deSerres n’entend que la crème , quicontient effectivement le beurre,mais qu’il en faut séparer.
Bien-eacteur. Ce mot a été rem-placé pair celui de bienfaiteur, pluséloigné de l’étymologie latine , maisplus analogue au mot françois bien-fait , dont il dérive.
Bièvre , castor. Ce quadrupèdeamphibie est très-rare aujourd’huien France .
Bigea rre , bizarre ; — se bigear-rer, devenir bizarre.
Bigea rrüre , bizarreure; bizar-rerie , bigarrure , variété.
Bignoter, binoter ; ligoter oulignoter pour la seconde fois la vi-gne; écarter des pieds les pierres et
herbes qui peuvent leur préjudicier.
Bille , bâton un peu fort, qui sertà soulever des fardeaux, etc.
Bistorte , plante ainsi appellée,a cause de ses racines tordues (po-lygonum bistorta ).
Bladière, épithète de Cérès ,déesse des blés.
Blairie, b laverie, blayerie; piècede blé, terre emblavée; de blad oublat, nom du blé dans le midi ; dumauvais latin bladus ou bladum. Ondit encore aujourd’hui blaière 3 terrecultivée en blé.
Blance , blanche.
Blé. Olivier de Serres appelleainsi, non seulement les graminées,comme le froment, l’orge, l’avoine;mais encore d’autres graiusétrangersà cette famille, comme la vesce, etc.
Blossir , se faner , se flétrir ;comme les fruits qu’on met sur lapaille.
Blot , l’ensemble , la réunion , legTos ; nous disons bloc. Nous avonsconservé blottir.
Boce , bosse , tumeur.
Bois-chablis , bois presque ab-battu par le vent, bois fatigué ; dechablage , peine, fatigue.
Bois-pastis , bois où vont paîtreles bestiaux.
Boiste , boete ; — boiste de verre,bocal de verre.
Bolarmène, bol d’Arménie.
Bolus, terre calcaire; — boli, c’estde la craie.
Bonasse, bonace, temps calme,doux, serein.
Borras, borax (boratesur-saturéde soude).
Bossus (pays) , pays dont le ter-rein est inégal.
Botteau , petite botte , botte-lette, bottillon.
Bouchasses, châtaignes sauvages.
Boudin , fusée ou pétard garnide matières combustibles, et dont onse servoit pour mettre le feu : — labassesse des fenestres donne facileaccès au diabolique boudin.
Bouil , troisième personne sin-gulier présent indicatif du verbebouillir: —• lorsque Veau bouil.
Bouque , bouche ; — bouque -d’ange, laitues confites au sucre ,dignes de la bouche d’un ange.
Bouquetier , jardin destiné auxplantes d’agrément, aux bouquets.