Band 
Tome II. IIe. Partie.
Seite
847
JPEG-Download
 

DES MOTS ANCIENS.

84 /

Avaler , descendre, abaisser,tomber; de l’ancien adverbe aval.

Avaluation , évaluation, profit.

Avaluer, mettre en valeur , don-ner du prix, augmenter la valeur.

Avant-croistre (T), croître au-paravant , avant les autres ; croîtrede bonne heure , précoce.

Avelaine , aveline , noisette; au-jourd’hui nous nous écartons de l’é-tymologie , avcllana.

Avenant que , s’il arrive que.

Avenir, venir, arriver, écheoir;— il avient y il arrive.

Averti n, estourdi: voyez tome II,page 838, colonne I, note (98).

Avet , sapin : voyez tome I,page 339 , colonne I, note (9-5).

Avettes, abeilles; du latin avis,oiseau , duquel on a formé apis,abeille,

Avictuailler , avitailler, appro-visionner de vivres ; ce mot vient îlevictuailles, vivres de tout genre , etmême fourrages.

Aviler , mépriser, rendre vil:on dit aujourd’hui avilir.

Avilier, remplacer par du vin oude l’eau , la perte qu’ont pu faire lestonneaux.

Aygras , mot provençal pour dé-signer la vigne qui produit le verjus.

B.

Babote , insecte : voyez tome I,page 594, colonne I, note(3i).

Baguier, laurier qui porte desbaies , improprement laurier mâle.

Bailler, donner.

Balier , baloier, balayer ; ba-layer.

B a lieu r es ^baloyeures; balayures.

Balièvres , les lèvres : voyeztome I, page 63o, colonne I, note( 1 . 6 ).

Bale, balles ; écailles servant decalice aux graminées, et d’enve-loppe aux grains du blé , de l’a-voine, etc. : c’est ce qu’on appellevulgairement, menues pailles.

Bancs , colles; petites muraillesbasses qu’on pratique dans les mon -tagnes , pour retenir les terres.

Barbasse , ayant une longuebarbe. L’épigrammc que cite à cesujet Olivier de Serres , tome I,page 5^2 , est traduite fidèlement del’Anthologie grecque.

Barber , cheveler; prendre de la

barbe ; — pousser du chevelu , enparlant des racines et des marcottes.

Bari lle , baril, petit tonneau.

Barlong , carré long.

Barraux, au singulier barrai,mesure devin qui contient vingt-septpintes ; en languedocien barâou .

Bassement, bas, tout bas; —couper bassement, couper tout courtet près terre, en parlant des taillis.

Bassesse , bosseur; opposé à hau-teur.

Bastardière , lieu où l’on élèvedes arbres par rejetons ; à la diffé-rence de la pépinière, où ils vien-nent pa r pépins, noyaux et fruits.

Bazieles , percepierre (crithmummari tint uni ).

Bénéfice , secours , bienfait ; dulatin berieficium.

Bequ erus, insecte: voyez tome I,pages 180-181, note (54)*

Bertauder, bretauder; ce mota d’abord signifié tondre inégale-ment, puis couper les oreilles, puisenfin châtrer. Bertaud n’est plusmême entendu que pour châtré.

Besche , besse , paesle ferrée ;bêche.

Beschtement, action de bêcher;labour à la bêche.

BesoN'Gne, chose dont on a besoin;de l’italien bisogno, besoin, néces-sité ; — travail, opération ; — be -songner , travailler, opérer , faire dela besogne.

Bestalil ; ce mot a une acceptiontrès-étendue dans Olivier de Serres .Il appelle ainsi même les poules ,les abeilles, les vers-à-soie, etc.

Bestelettes, petites bêtes.

Beurre; par ce mot Olivier deSerres n’entend que la crème , quicontient effectivement le beurre,mais qu’il en faut séparer.

Bien-eacteur. Ce mot a été rem-placé pair celui de bienfaiteur, pluséloigné de l’étymologie latine , maisplus analogue au mot françois bien-fait , dont il dérive.

Bièvre , castor. Ce quadrupèdeamphibie est très-rare aujourd’huien France .

Bigea rre , bizarre ; — se bigear-rer, devenir bizarre.

Bigea rrüre , bizarreure; bizar-rerie , bigarrure , variété.

Bignoter, binoter ; ligoter oulignoter pour la seconde fois la vi-gne; écarter des pieds les pierres et

herbes qui peuvent leur préjudicier.

Bille , bâton un peu fort, qui sertà soulever des fardeaux, etc.

Bistorte , plante ainsi appellée,a cause de ses racines tordues (po-lygonum bistorta ).

Bladière, épithète de Cérès ,déesse des blés.

Blairie, b laverie, blayerie; piècede blé, terre emblavée; de blad oublat, nom du blé dans le midi ; dumauvais latin bladus ou bladum. Ondit encore aujourd’hui blaière 3 terrecultivée en blé.

Blance , blanche.

Blé. Olivier de Serres appelleainsi, non seulement les graminées,comme le froment, l’orge, l’avoine;mais encore d’autres graiusétrangersà cette famille, comme la vesce, etc.

Blossir , se faner , se flétrir ;comme les fruits qu’on met sur lapaille.

Blot , l’ensemble , la réunion , legTos ; nous disons bloc. Nous avonsconservé blottir.

Boce , bosse , tumeur.

Boete , robinet.

Bois-chablis , bois presque ab-battu par le vent, bois fatigué ; dechablage , peine, fatigue.

Bois-pastis , bois où vont paîtreles bestiaux.

Boiste , boete ; — boiste de verre,bocal de verre.

Bolarmène, bol d’Arménie.

Bolus, terre calcaire; — boli, c’estde la craie.

Bonasse, bonace, temps calme,doux, serein.

Borras, borax (boratesur-saturéde soude).

Bossus (pays) , pays dont le ter-rein est inégal.

Botteau , petite botte , botte-lette, bottillon.

Bouchasses, châtaignes sauvages.

Boudin , fusée ou pétard garnide matières combustibles, et dont onse servoit pour mettre le feu : — labassesse des fenestres donne facileaccès au diabolique boudin.

Bouil , troisième personne sin-gulier présent indicatif du verbebouillir: —• lorsque Veau bouil.

Bouque , bouche ; — bouque -d’ange, laitues confites au sucre ,dignes de la bouche d’un ange.

Bouquetier , jardin destiné auxplantes d’agrément, aux bouquets.