DE L’EAU CONSIDÉRÉE COMME MOTEUR. 4 1
mite, et enfin quelle fournissait, et au-delà, de quoi alimenterdeux pompes et faire agir quatre soufflets.
111. M. Muthuon remarque, dans un canal qui n’avait que27 millimètres de pente par 200 mètres de longueur, que l’eaun’avait qu’un tiers de la vitesse avec laquelle elle coulait danscelui dont la pente était de 8 centim., en leur supposant à tousdeux une largeur égale et moyenne de deux mètres. La massed’eau n’avait pas un mouvement aussi uniforme dans le secondcanal que dans le premier, et celle des bords et du fond étaitpresque stagnante. Dans ce canal l’eau s’élevait à 7 décimètresaupx'ès de sa source, et à la distance de 18 à 20 mille mètres,le canal était presqu’à sec. 11 semble donc qu’un canal de l’es-pèce indiquée ne doit point avoir moins de 4 centimètres depente par 100 mètres de longueur, ni au-delà de 7 centimètres ;car une plus grande pente occasionerait des dégradations etdes ensablemens. Mais, dans les pays froids, il est souvent utilede donner beauconp de pente aux canaux pour que laTftesse del’eau soit un obstacle à sa gelée.
112. Lorsqu’on doit creuser un canal, il faut examiner lanature des diverses terrains qu’on doit traverser, i°. pourrégler la pente des talus; 2 0 . pour le raffermir dans les endroitstourbeux, bourbeux , rocailleux et autres. Les endroits ar-gileux ne demandent aucune autre préparation pour être raf-fermis , que de piler le fond et les bords du canal. Ceux oùl’argHe est mêlée avec des pierres, sont également bons; et,comme ils ont plus de solidité, ils n’ont pas besoin d’être battus.Les terres sablonneuses et argileuses ne laissent pas passer l’eau,quand même le sable n’y serait pas en grande quantité ; mais ilfaut beaucoup d’inclinaison aux bords, ou les revêtir de pierres.Dans les passages boui’beux ou tourbeux, on jette sur le fonddu canal une couche de gravier que l’on enfonce avec les pilons,
De la composition des Machines. ' 6