294 MACHINES THÉÂTRALES,
pour faire disparaître celles qui sont très-encombrées. D’ailleursles oppositions subites du petit au grand, d’une prison à un pa-lais magnifique, d’une caverne obscure à un jardin délicieux,augmentent singulièrement l’effet des grandes décorations.
Il nous l’este à parler des moyens d’imiter sur le théâtre leseffets des météores , les tempêtes, les incendies, etc.
Imitation du vent , du tonnerre et de la foudre.
g36. On imite le bruit du vent à l’aide d’une règle de boistrès-mince , attachée à une corde qu’un homme fait tourneravec rapidité.
937 . Le bruit du tonnerre peut être imité par différentesméthodes : i°. on introduit successivement plusieurs bouletsdans un long canal en planche, dans lequel on a pratiqué plu-sieurs échelons et que l’on a posé obliquement pour que lesboulets puissent le parcourir rapidement ;
2 0 . On suspend horizontalement un grand châssis sur lequelun ouvrier fait un roulement en frappant dessus ;
3°. On fait rouler un chariot soutenu sur des roues à huitpans et dans lequel on dispose des pierres entremêlées de feuillesde tôle ;
4°. Les éclats du tonnerre s’imitent avec des feuilles de tôleet des douves de lonueaux suspendues à une corde qui les tra-verse et que l’on laisse tomber sur le plancher du cintre.
938. Pour imiter la lumière vive et instantanée de l’éclair,un ouvrier jette de Xarcanson sur un flambeau allumé. On imitel’effet de la foudre en faisant des fentes dans quelques parties dedécorations disposées à cet effet; une planche mince couvrechaque fente par denière,et est mobile dans une coulisse; cetteplanche doit avoir une fente tout-à-fait semblable à celle de ladécoration; des lumières sont adaptées derrière la planche. Le