MACHINES THÉÂTRALES. aq5
tout étant ainsi disposé, et la scène étaut obscurcie , il sufüt demouvoir rapidement la planche dans sa coulisse pour faire ap-paraître un sillon lumineux qui se reproduira toutes les fois queles fentes coïncideront.
Aurore.
93g. L’imitation satisfaisante de l’effet de l’aurore exige leconcours de deux moyens ; l’un est le changement progressifde couleur que doit éprouver le ciel, le second est un accrois-sement insensible et gradué de lumière.
94o. Pour remplir le premier objet, il faut que la décorationdu fond soit composée de deux parties séparées ; dont l’une seraune longue toile sur laquelle seront peintes les diverses nuancessuccessives de couleur que l’on remarque dans le ciel lorsquel’aurore commence à paraître. Cette toile sera enveloppée eupartie sur un cylindre qui, en se développant avec beaucoup delenteur, présentera tour à tour toutes les nuances de couleur.La seconde partie sera un châssis dont le contour découpé sedétachera sur la toile du fond que nous venons d’indiquer ; cechâssis représentera un paysage ou d’autres objets quelconques.
94i- Le second objet est rempli à l’aide de lampes à réver-bère mobile (85 1 ). Ces lampes sont d’abord posées de manièreque le réverbère cache entièrement la lumière du côté de lascène; puis on leur donne un petit mouvement lent et progressif,jusqu’au point où la lumière paraîtra avec son plus grand éclat.
Illuminations, flammes et incendies.
94a. Les illuminations d’une ville , d’un palais , d’un jardin,d’une flotte, sont faciles à imiter par de petites ouvertures quel’on perce dans tous les endroits de la décoration, où l’on sup-pose qu’une lumière devrait etre placée ; il sufüt alors de diriger