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et purgés de toute mauvaise graine ; sans cela, on ne peut ob-tenir ni belle farine, ni bon pain.
572. La seconde operation consiste dans le moulage du grain,sans échauffer la farine. En effet, comme on doit remoudre lesgruaux, et qu’il ne s’agit, dans cette opération, que de séparer lafarine la moins adhérente, elle n’exige qu’une force médiocre,et il n’est nullement nécessaire de rapprocher les meules,comme dans la mouture à la grosse : ainsi la farine n’est pointéchauffée, et conserve toute sa qualité.
573. Par la troisième opération , on tamise la farine et onsépare les gruaux en même temps que l’on moud. A cet effet,la farine, au sortir des meules , traverse Xanche qui la con-duit dans le bluteau supérieur. La farine-qui'passe par cebluteau tombe sur le fond; elle est d’une grande finesse , et atoute sa perfection, on la nomme farine de blé, parce qu’elleest produite dans la mouture sur blé, ce qui la distingue desfarines de gruau. Le poids de la farine de blé, ainsi séparée, est■communément la moitié du poids total du blé moulu.
574. Le surplus de la substance moulue sort par le bout in-férieur de ce premier bluteau, et va par un conduit v dans unautre bluteau A plus gros et plus lâche que le précédent. On areconnu qu’un bluteau cylindrique tel que celui indiqué A,PI. XXII, est préférable au dodinage décrit et représenté àla PI. XIX, fig. 3 .
575. Ce bluteau séparé trois sortes de gruaux, les issuesnommées recoupes et recoupettes, et enfin le gros son qui sortpar l’extrémité inférieure.
576. La quatrième opération consiste à remoudre les diffe-rens gruaux pour en tirer de nouvelle farine. Le meuniercommence par remoudre le gruau blanc; il ne se sert, pour ta-miser la farine qui en résulte , que du bluteau supérieur /.
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