TOURS, LIMES, MEULES, ALÉSOIRS, etc. 20 tvement circulaire , afin que le minerai soit toujours agile etemporte par le courant (l’eau, tandis que le mercure allié avecl’or et l’argent tombe par sa pesanteur spécifique au fond dela cuve. Nous ne décrirons point les procédés ultérieurs pourséparer l’or et l’argent d’avec le mercure, ces procédés apparte-nant entièrement à la chimie.
Machine de M. Ross, pour séparer la limaille de fer de la limaillede cuivre ou d’autres métaux , PI. XXVI , fig. 5.
629 . Les fondeurs de cuivre , les orfèvres, les bijoutiers, lesfabricans de plaqué, de boutons et d’au tres obj ets métalliques ,ont souvent besoin de séparer les copeaux et la IimailleHu fer,des fragmens d’autres métaux avec lesquels ils sont mélangés jils emploient communément à cet usage un barreau aimantéqu’ils plongent dans la boîte qui renferme ces matières. M. Rossest parvenu à remplacer cette opération longue et fatigante ,par un moyen aussi simple qu’expéditif. La machine qu’il ainventée est représentée PI. XXVI, fig. 5. Elle consiste, i°. endeux boîtes a a , dans lesquelles on dépose les limailles desdifférens métaux dont on veut séparer celle de fer; 2 0 . en un axetournant b b , armé d’une manivelle en c ; 3°. en une pièce decuivre d d qui a la forme d’un segment de cercle ou d’un bras d’an-cre, à chaque extrémité duquel sont fixés des barreaux aimantés/en fer à cheval. La pièce d d est adaptée à l’axe b b , de tellesorte quelle est obligée de suivre les mouvemens que la ma-nivelle c imprime à cet axe.
630. Pour mettre en action cette machine , il suffit qu’unouvrier communique à la manivelle c un mouvement alternatifd’avant en arrière , et d’arrière en avant ; alors les barreaux ai-mantés plongent alternativement dans les boîtes a a, et sechargent, à chaque oscillation, d’une certaine quantité de limaille