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J'ai cru pendant longtemps que les cou-rbes schisteuses les plus anciennes des Ar-dennes , duHundsrück, du Hartz, etc.,correspondaient par leur âge à celles descollines du Longmynd, sur lesquelles lescouches siluriennes inférieures reposent enstratification discordante. C’est dans cettepensée qu’en 1835, je proposai à M. Mur-chison, ainsi qu'il a bien voulu le rappelerdernièrement (1), de donner au groupe deroches schisteuses anciennes qui forme labase du Longmynd le nom de Système her-cynien, nom auquel M. le professeur Sedg-wick a préféré celui de Système cambrien.Mes illustres amis ont conservé eux-mêmes,pendant longtemps, quelque chose de cetteancienne opinion ; car sur la belle carte desterrains schisteux des bords du Rhin , qu'ilsont publiée en 1840, ils ont indiqué unnoyau cambrien dans l’Ardenne , près deBastogne et de HoufTalize, et un autre surles bords du Rhin , près d’Oberwesel et deSaint-Goar .
L’incertitude où nous étions sur l’exis-tence réelle de ces noyaux cambriens, l’im-possibilité de les limiter avec précision, et
0 ) Murclmon , Mémoire lu à la Société géologique deLondres , le 6 janvier 1847. — Quaterly journal of the (ifola-tient society, Ml, p. ib-.