i4 DES POMPES.
vide sous lai; ainsi donc le piston doit vaincre la pression atmo-sphérique, c’est-à-dire, il doit surmonter une résistance équi-valente au poids d’une colonne d’eau dont la hase est celle du pis-ton même, et la hauteur 3a pieds- Le vide que le piston, ens’élevant, laisse derrière lui, permet à la pression atmosphéri-que qui s’exerce sur l'eau du puisard, de faire monter dans l’in-térieur de la pompe une colonne d’eau avec une force capablede lelever à 32 pieds. Supposons maintenant que la distanceentre le piston et la surface de l’eau du puisard ne soit quelle 16pieds; il est clair que la colonne d’eau ascendante étant arrivéeau piston, n’a épuisé que la moitié de la force qui la sollicite àmonter jusqu’à 3^ pieds; il lui reste une autre moitié de force,quelle emploie à repousser le piston, de manière que ce pistonse trouve placé entre deux forces directement opposées, dontl’une agit sur la face supérieure du pistou^ et le pousse du hauten bas avec une force équivalente à une colonne d’eau hautede 3a pieds, et l’autre agit sur la face inférieure pour le repous-ser du bas en haut avec une force équivalente à une colonne
d’eau haute de 16 pieds : ainsi, la puissance qui soulève le pis-ton doit vaincre une force égale à la différence des deux dontnous venons de parler, c’est-à-dire, équivalente au poids d’unecolonne d’eau ayant pour base la hase même du piston , et pourhauteur la distance entre la superficie de l’eau du puisard et lepoint le plus élevé de la course du piston, indépendamment dupoids de l’eau dont le piston est chargé. Par un raisonnementanalogue, on prouve que cette proposition a lieu dans tous lescas où la hauteur de la pompe est moindre de 32 pieds.
Dans la descente du piston, la puissance motrice n’a à sur-monter que les frottemens et autres petites résistances passivesanalogues, de sorte que dans une pompe qui aurait tousles degrés de perfection désirables, le seul poids de ce pis-