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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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DES POMPES. 19

ferme alternativement avec la soupape p qui est au fond ducorps de pompe : la première retient l’eau qui est passée dans letuyau montant.

56. Si, pour mettre en action la machine on élève le piston,on forme un vide au-dessous, la pression atmosphérique fermela soupape m , et la force expansive de l’air contenu dans le tuyaud’aspiration ouvre la soupape p. Cet air occupant un plusgrand espace, n’a plus assez de force' pour contrebalancer la pres-sion de l’air extérieur sur l’eau du puisard, conséquemment cettepression fait monter l’eau à une certaine hauteur dans le tuyaud’aspiration : si l’on abaisse ensuite le piston, cet abaissementfoule l’air qui se trouve entre ce piston et les deux soupapes ,ferme celle du tuyau d’aspiration et ouvre l’autre ; après un cer-tain nombre de coups l’eau arrive dans le corps de pompe,mais le vide ne se fait jamais parfaitement au-dessous du pis-ton , à cause de l’espace existant entre le point le plus bas de saCourse et la soupape/?, où une certaine quantité d’air séjournetoujours*

57 . Quand l’eau est parvenue à.celte hauteur, la descente dupiston refoule une partie de l’eau contenue dans le corps depompe et 1 oblige a entrer dans le tuyau montant; l’ascensionde ce même piston produit un vide qui est sur-le-champ rem-pli par l’eau qui monte dans le tuyau d’aspiration ; une secondedescente chasse cette eau dans le tuyau montant jusqu’à cequ elle soit arrivée à son sommet, alors une portion de celle eaudégorge à chaque descente du piston.

58. Dans ces sortes de pompes, il faut prendre .garde de ré-gler si bien la levée du piston, qu’il ne bouche jamais ioul-à-faiten ïeloulant, l’entrée du tuyau montant, parce qu’il pourraitarriver,s iln y avait plus d’air entre les deux, que le piston louchantla soupape p , aurait à surmonter , en montant, le poids entier