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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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20 DES POMPES.

de la pression atmosphérique. De là vient (comme la très-bienremarqué Bclidor), qu’une pompe cesse quelquefois tout à coupd’agir sans qu’on puisse en deviner la cause, et on démonte plu-sieurs fois la machine sans connaître le défaut qu’il s’agit decorriger.

5q. Dans cette pompe, lorsque le piston monte, la puissancedoit surmonter un effort équivalent au poids d’une colonne d’eauqui aurait pour base le piston et pour hauteur la distance entrele point le plus élevé de la course du piston et le niveau de l’eaudans le puisard. Car alors le piston aspire comme dans unepompe aspirante simple ; et son action ne se fait sentir que dansle tuyau d’aspiration et dans la partie du corps de pompe quise trouve sous sa surface inférieure, le tuyau montant est alorsbouché par la soupape m.

60. Quand le piston descend, la soupape p bouche le tuyaud’aspiration, et il ne fait autre chose que refouler l’eau dans letuyau montant, de la meme manière que celui d’une pompefoulante simple; il en résulte que dans cette descente la puis-sance doit surmonter le poids d’une colonne d’eau qui auraitpour base le piston, et pour hauteur la distance verticale entrela soupape p et le point le plus haut où l’eau parvient dans letuyau montant. Dans la descente le poids du piston et de sonéquipage aide la puissance, le contraire a lieu dans l’ascension:ce poids devient un surcroît de résistance que la puissance doitvaincre.

61. Une bonne pompe aspirante-foulante devrait être com-binée de manière que les eflorts de la puissance fussent égauxdans les deux actions; mais comme il arrive très-rarement quelleait celte propriété, on a adopté l’usage de faire mouvoir deuxpompes par un même équipage, en les disposant de manière quel’une refoule tandis que l’autre aspire.’