24 des pompes.
tre reste en réserve pour y entrer ensuite pendant l’aspiration ;en vertu du ressort de l’air comprimé dans le récipient. Pourque cet effet ait lieu, il faut que l’ouverture par où l’eau s’in-troduit dans le récipient, soit plus grande que celle qui conduitau tuyau montant; car il faut que le piston, en remontant, re-foule deux fois autant d’eau qu’il en peut passer, dans le mêmetemps, dans le tuyau montant, et qu’il ait une surface au moinsdouble de ce tuyau. Avec une pompe à réservoir d’air, unemême puissance ne pourra pas fournir plus d’eau qu’avec unepompe ordinaire; la seule différence qu’il y a entre les effetsde l’une et de l’autre, c’est que la même quantité d’eau est, dansla première, versée avec continuité, et dans l’autre, avec inter-mittence. Le récipient d’air est utile toutes les fois que l’on aune force motrice considérable à sa disposition, et que l’on dé-sire en obtenir un travail très-actif. Tel est le cas des pompes àincendie , dont nous parlerons dans le second livre.
70. Le récipient d’air donne un écoulement continu mais nonpas uniforme ; car il est évident que le ressort de l’air u toute savigueur, et produit le plus grand effet lorsqu’il commence àexercer sa pression sur l’eau du récipient, et que, à mesure quecelle-ci s’introduit dans le tuyau montant, elle lui çède de laplace , lui permet de se dilater de plus en plus, épuise sa force,et la quantité d’eau refoulée doit diminuer à chaque instant.Cette variabilité dans l’écoulement est d’autant plus sensible queles coups de piston sont lents.
On peut adapter des récipiens d’air à toutes les variétés depompes Soit aspirantes , soit foulantes, et leur donner des for-mes et des dispositions différentes suivant la nature des ma-chines auxquelles ces récipiens sont adaptés.