MACHINES A SIPHONS. 61
qu’on serait d’abord tenté de croire impossible, de plusieursmanières qui n’ont rien de coniniun entre elles ; les faits ré-pondent à toutes les objections, et la lliéorie , à laquelle il n’estpas donné de prévoir la vérité, la confirme au moins toujours,et sert ordinairement à la généraliser.
iq 5 . » Malgré la variété surprenante des machines proposéespar M. Manowj, et la complication assez grande de quelques-unes d’entre elles, on reconnaît, en les comparant avec soin,quelles ne sont toutes que des combinaisons diverses de troismoyens principaux employés ensemble ou séparément, et quisont désignés par l’auteur sous les trois dénominations de siphonintermittent, d’hydréoleet de colonne oscillante.
i°. Siphon intermittent.
196. »Le siphon intermittent est connu en physique ; c’est parce moyen que se vident les fontaines dites réciproques, chaquefois que leur réservoir se trouve rempli par l’eau de la pluie ouautrement jusqu’à la hauteur du dessus de ce siplion. Alors l’eause met à couler par la plus longue branche, et celle du réservoirs’échappe jusqu’à ce que la surface se trouve au niveau de l’ou-verture de la branche la plus courte ; mais ce qui est nouveaudans le mécanisme de M. Manourr, c’est le parti qu’il a sutirer de ce siphon intermittent, pour en faire le principe de plu-sieurs machines dans lesquelles il n’entre aucune partie mobile,et qui cependant élèvent l’eau au-dessus du réservoir.
197. » Pour concevoir cet effet intermittent, il n’y a qu’à lesupposer appliqué, par exemple, à la fontaine de compressionordinaire, dite fontaine de Héron. On sait que cotte fontaineest composée de deux capacités closes placées l’une au-dessusde 1 autre et séparées par un diaphragme. En introduisantl’eau dans sa capacité inférieure par un tuyau qui vient du ré-