G» MACHINES A SIPHONS,
servoir, l'air dont elle prend insensiblement la pjacc, se com-prime peu à peu dans cette capacité et en même temps dans lacapacité supérieure, au moyen d’un tuyau de communicationétabli de l’une à l’autre. Alors l’eau contenue dans la capacitésupérieure se trouve comprimée à son tour, jaillit, par un aju-tage , au-dessus du réservoir.
198. » Mais la compression de l’eau n’existant qu’à cause dela compression de l’air opérée par la quantité d’eau introduitedans la capacité inférieure, elle cesse dès que, celte capacitéétant remplie d’eau, l’air qui en a été chassé a perdu sou ressortpar sa dilatation dans la capacité supérieure. Si donc on veutque cet effet sc renouvelle, il faut rétablir les choses dans leurétat primitif, en vidant de nouveau la capacité inférieure del’eau qui s’y est introduite,
199. » Or, c’est celle operation de vider la capacité inférieure,après qu’elle a produit son effet, que M. Manoury exécutepar son siphon intermittent. Ce siphon, étant adapté à la capa-cité inférieure , la vide tout d’un coup, aussitôt que l’eau qui yarrive du réservoir, atteint la partie supérieure du siphon ; l’airvient reprendre sa place et les choses se trouvent dans le mêmeétat où elles étaient avant le jeu de la machine, qui se remonted’elle-mème par l’effet de la chute d’eau donnée, sans qu’il y aitdans les parties solides qui la constituent aucune pièce mo-hile- H n’y a donc qu’à répéter ce mécanisme par une suite defontaines semblables placées par étage les unes au - dessus desautres, pour élever l’eau à telle hauteur qu’on voudra au moyend’une perte proportionnée à celle qui s’écoule par le siplionintermittent. C’est ce que fait M. Manoury dans l’une de ccsmachines, qui n’est en effet que l’assemblage de plusieurs fon-taines de compression, communiquant toutes ensemble deproche en proche, de manière que chacune devient le puisard,