MACHINES A SIPHONS. 71
élevé où on veut porter l’eau, et au-dessus de chaque réservoirun petit bâtiment egalement fermé, appelé petit aspirateur, le-quel communique par un tuyau vertical avec le réservoir immé-diatement inférieur, et par un tuyau horizontal avec le réservoirvoisin dans lequel elle doit verser.
226. » Supposons encore que ces aspirateurs soient presqueentièrement remplis d’eau, à l’exception d’une petite hauteurdans leur partie supérieure qui contienne de l’air, et soit unlong tuyau d’un petit diamètre qui parte de la voûte du grandaspirateur au niveau de la source, que le niveau de chaqueréservoir supérieur soit un peu au-dessous de la voûte du petitaspirateur qui y correspond, et que la hauteur de chaque petitaspirateur soit un peu moindre que celle de l’eau contenue dansle grand.
227. » Il résulte de celte disposition , que, lorsqu’on donne àl’eau du grand aspirateur la liberté de s’écouler par sa partie infé-rieure, l’air se dilate d’abord dans le long tuyau dont nousavons parlé, et de suite dans les tètes de tous les petits aspira-teurs avec lesquels ce tuyau communique, et qualors chacunde ces derniers aspire l’eau du réservoir inférieur ; qu’aprèscela, lorsqu’on fait entrer l’eau de la source dans le grand aspi-rateur , l’air se rétablit d’abord dans son premier état, et alorsl’eau aspirée par chacun des petits aspiratenrs se dégorge dausle réservoir voisin ; de sorte qu’après ces deux mouvemens ,l’eau d’un réservoir quelconque se trouve avoir été portée danscelui qui lui est immédiatement supérieur, et que l’eau de lasource parvient ainsi successivement jusqu’au réservoir le plusélevé. Telle est l’idée générale de la machine de M. Trouviile.
228. «On évalue l’effet d’une machine hydraulique quelconque,en déterminant le rapport de la quantité d’eau qu’elle dépenseavec la quantité qu’elle peut élever dans le même temps, à la