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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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MACHINES A SIPHONS. 83

ner issue à l'eau; et ils étaient fermes l’un et l’autre par l'ex-trémité du levier L ou par la soupape inférieure, qui s’ouvraitde six à sept fois dans une minute, et l’eau coulait toujours audehors.

253. La brandie du siphon qui descend dans le vase élevéH, fut rendue très longue, pour prévenir une stillation con-stante, et pour faire terminer tout à coup l’effet réciproque.Le siphon du vase descendant, ou le plus bas, fut rendu aumoins aussi gros que l’autre, pour que le poids pût exercerpromptement son effort, et fermer la soupape inférieure,immédiatement après avoir élevé l’autre. On suspendit le vasesupérieur au côté du réservoir, et on le fournit d’eau par-dessusson bord avec un siphon dont l’une des ouvertures avait le dia-mètre convenable. La capacité du vase inférieur était d’environcinq onces ; celle du vase supérieur, de sept onces à peu près ;mais on la diminuait quelquefois en introduisant un corps solidedans la partie supérieure, pour qu’elle fût plus promptementremplie. Le poids était d’un peu plus de six onces, et la longueurdu levier était d’un pied. On avait pratiqué des trous à son bordinférieur, afin qu’on pût suspendre le vase et le poids à diffé-rentes distances du centre. L’eau s’élevait d’un pied au-dessus dela surface de celle du réservoir. II n’y avait point de soupapequi empêchât la colonne d eau de descendre chaque fois qu’onouvrait la soupape inferieure.