90 MACHINES A COLONNE D’EAU,
seulement faire équilibre aux poids réunis du tirant n, des pom-pes , de leurs pistous et de la colonne d’eau à élever, mais encoreil doit être en étal de faire mouvoir toutes ces masses.
271. Ainsi la colonne d’eau ne fait autre chose ici que d’éleverun poids qui est celui du tirant et de son attirail ; et ce poids,abandonné ensuite à lui-même, produit l’effet utile. Pour cela ,il faut intercepter la communication entre la colonne d’eau et lecylindre, et laisser écouler l’eau que ce cylindre contient; onobtient ce double eftet en fermant le robinet v et ouvrant lerobinet z.
272. Quand le tirant l descend, il fait monter le tirant n despompes par l’intermédiaire du balancier m. L’élévation de cetirant produit celle de tous les pistons des pompes; son seulpoids suflit non-seulement pour abaisser les pistons, mais aussi
pour élever une caisse p remplie de pierres et adaptée au ba-lancier o. Elle est destinée à aider le tirant n dans son mouve-ment ascensionel.
273. Le mouvement de la machine dépend de l'ouverture etde la fermeture des deux robinets; il fallait imaginer un moyende faire exécuter cette opération par la machine même. Le mé-canisme adopté par IIoll, est analogue à celui qui fut mis enusage dans les anciennes machines à vapeur.
274. Voici quel est ce régulateur. Au balancier k est attachéeune poutrelle 3 , garnie de deux chevilles placées à des distancesdéterminées. Quand la poutrelle descend, elle rencontre le leviercoudé 4 > qui agit sur un autre levier 5 5 , armé d’une griffe dans sapartie inférieure, ce levier le repousse et oblige la grille à abandon-ner le poids 6 quelle soutenait; ce poids étant libre fait tourner lelevier coudé 7 7 auquel il est adapté ; et au moyen de la chaîne8, il fait avancer une tige horizontale 99a laquelle cor-respondent les queues des robinets, qui sont tellement dis-